‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 73 sur 188 · T. I, p. 290 ; t. II, p · texte numérisé non relu

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LE FRANCION DE CHARLES SOREL. i63

quetés menu comme chair à pâté», les enchantements, les mystérieuses délices, les «gorgiades infantes» aux yeux verts comme les yeux des faucons ^. Il ne goûte pas davantage les travestissements des pastorales : peut-on supporter, si Von a du bon sens, des bergères qui philosophent sur Tamour et des bergers qui se comportent en gentilshommes? Pourquoi ne pas montrer aussi bien des chevaliers parlant le patois des paysans et s'amusant à des badineries de village ^ ?

Sorel n'est pas Thomme des embellissements ni des rêveries. Son plus grand plaisir est d'écarter une illusion pour faire apercevoir, derrière, la réalité. Il est fâcheux qu'on ne puisse donner en exemple, à cause de sa grossièreté, le passage où une servante décourage un galant donneur de sérénades en dépouillant rudement sa maîtresse de toute sa divinité ^ Il explique très nettement que, s'il a choisi ce qu'il appelle «le style comique et satirique», c'est parce que «toutes les actions y paraissent sans dissimulation, au lieu que dans les livres sérieux il y a de certains respects qui empêchent de parler de cette sorte *».

Sans doute il n'applique pas toujours sa théorie d'une façon régulière et méthodique. Il ne faut pas s'étonner de rencontrer des contradictions dans une œuvre de jeunesse, si pleine, si touffue, reprise et retouchée en divers temps, où se sont heurtées beaucoup d'influences contraires. Mais, au travers de ces contradictions, on voit sans cesse revenir, avec une insistance frappante, des déclarations

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