Chapitre III. — La campagne réaliste: 1° les
INFLUENCES GÉNÉRALES ; LES PRÉCURSEURS ; LA CAMPAGNE DE GOURBET (1848-1855).
La doctrine réaliste se formule tard et mal. — Les idées (I dans l'air». — Les précurseurs du réaUsme. — Rôle qu'on leur fit jouer. — Influences générales : ^^esprit nouveau de positivisme
' yj/ L'influence de Stendhal ; il est ignoré de son vivant
/ et dans les années qui suivent sa mort. — Sa for-
[ mation intellectuelle ; science et idéologie ; passion du
\ document. — Le roman documentaire ; étude des
! jj nailieux ; révolte contre le principe d'autorité ; dédain
/^ du style. — L'oeuvre a un autre aspect, auquel les
^ ,1 contemporains prirent surtout garde : Vespagnolisme
1 de Stendhal ; culte du héros ; goût de l'extraordinaire.
V — Enthousiasme pour Stendhal après 1850. — Taine
.-^^ii^t Stendhal
^6^ L'influence de Balzac : il est longtemps admiré comme — ^nr écrivain le plus romantique. — Après sa mort on commence à faire cas de ses théories et de ses suggestions. — Balzac devient, vers 1850, un «fétiche littéraire»; sa gloire est accaparée par les réalistes. — La formule du if roman réaliste d'après Balzac : nécessité de l'obser-" vation ; rôle des intérêts matériels ; élimination du sentiment. — Détermination par le romancier des « espèces sociales » et des lois sociologiques. — Complexité de la formule réaliste d'après Balzac 59
IV. L'influence de Henry Monnier : il est peu apprécie jusque vers 1855. — Les personnages de H. Monnier. — — • Absence d'art ; propos sténographiés, réalisme caricatural. — Énumération de quelques influences secondaires et possibles : le roman romantique, le roman populaire, Dickens, Mérimée. — Tout cède devant ^influence de Balzac
a doctrine réaliste se manifeste d'abord dans l'arU — ^pirituahsme dominant dans la critique d'art. — Cam-
TABLE DES MATIÏilRES 307
l'ages.
pacnc do Courbet. — Il peint « le vulgaire et le modtu'ne ». — «La Brasserie» et « le Prêche réaliste».
— Scandales successifs des Salons de 1851, 1852, 1853.
— L'exposition particulière de 1855 et le manifeste
de Courbet. — A quoi se réduisent ses idées : l'art *^ nioderne et documentaire. — Champfleury transpose la doctrine de Courbet de l'art à la littérature 70
Chapitre IV. — La campagne réaliste (suile). — 2° La campagne de Champfleury et de Duranty (1852-1857) ; LA RÉSISTANCE au réalisme.
I. Modestie des débuts de Champfleury ; il devient réa- Iste, entraîné par Courbet, et essaie de dire pourquoi il l'est. — Sa campagne : principaux écrits. — Peu de solidité de ses convictions. — La doctrine : « la sincérité dans l'art», et ses conséquences ; le réalisme est moraliste et satirique; exclusion de «l'art» proprement dit ; désintéressement du style ; la matière du roman, en principe, étendue, en fait, limitée aux petites gens. — Portrait de Champfleury par les Concourt. — Les Oies de Noël, premier roman où il applique Aa doctrine 79
IL/ Réalisme (1856-1857) : revue de Duranty, Assézat, Thulié. — Influence de Champfleury. — Histoire de Rcalisme. — La doctrine : contre la poésie et surtout contre le romantisme ; la recherche des ancêtres du réalisme ; la modernité des sujets nécessaire ; étude de l'homme « social » ; l'art doit instruire et former les citoyens de demain ; contre la littérature descriptive ', ^ jugement sévère de Madame Bovanj ; le but essentiel
^-iû5^ roman est psychologique 86
('^H'^Le «parti de la résistance» contre le réalishie. — Sainte-Beuve et! a Revue des Deux Mondes. — Unanimité de la critique contre la « littérature industrielle », le feuilleton, le roman réaliste. — Discrédit du T^man vers 1850 94
/ l>l(JLe gouvernement et la législation contre le réalisme.
\J^ Loi du 16 juillet 1850 et décret du 17 février 1852 sur la presse. — Leurs effets sur le roman : mésaventures de Champfleury. — Loi du 17 mai 1819 sur les « outrages à la morale publique et religieuse ». — Comment elle est définie et appliquée ; quelques procès ; le tribunal fait de la critique littéraire. — La législation du colportage : comment elle atteint le roman. — Invitation aux préfets à surveiller rigoureusement les romans. — Projets d'une «littérature d'état». — Qu'il faut tenir compte de cette atmosphère d'hostilité et de suspicion, pour bien comprendre le succès du roman réaliste: il est « littérature d'opposition » 98
Pages.
' - I. Tare originelle de l'œuvre: insuffisance de la c\:lture ^...^jyuL^ de Champfleury ; études mal faites, son ignorance. — ' - — "^^ La littérature est pour lui un gagne-pain ; médiocrité de ses ambitions. — Comment il conçoit la vi-" de l'écrivain 108
II. Sujets de ses principaux romans (1853-1860). — Il abandonne le roman vers 1860 ; sa veine est épuisée. . . 114
III. La «sincérité» de Champfleury consiste à peindre sa famille, lui-même, les notabilités de Laon. — Médiocre méthode de documentation. — Velléités scientifiques.
— Renseignements amusants sur la vie de la petite bourgeoisie provinciale vers 1830 120
IV. La verve comique : influence de P. de Kock. — Champfleury ne sait voir que sous le biais de la caricature. — Il se plaît surtout aux portraits d'exccniriques 128