‹ Le roman sentimental avant l'AstréeChapitre 1 sur 192 · VI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VI AVERTISSEMENT

de cet ouvrage ne sont pas disposées d'après le même plan.

Dans la première j'ai rencontré un certain nombre de romans, étrangers et français, qui ont une valeur propre, qui ont exercé une influence. J'ai cru devoir les analyser et les étudier d'assez près, les rapprocher les uns des autres. Cela m'a paru d'autant plus nécessaire que ces anciennes traductions ou ces récits originaux n'ont généralement pas été réédités et sont devenus très rares, à peu près inaccessibles pour ceux qui sont éloignés des grandes bibliothèques.

Au contraire dans la littérature romanesque qui se développe sous le règne d'Henri IV avec une intensité très significative les œuvres n'ont par elles-mêmes qu'une importance assez mince ; le tempérament personnel des auteurs s'y manifeste à peine ; aucune ne s'impose par une forte originalité. Il était donc inutile — et il eût été d'ailleurs beaucoup trop long — de les examiner une à une. Ce qui est intéressant ici et ce que j'ai essayé de mettre en lumière, ce sont les tendances générales que révèle l'ensemble de ces œuvres abondantes et monotones, les caractères de l'idéal nouveau auquel elles se conforment d'un accord presque unanime et qui leur a été très évidemment imposé par la société mondaine de ce temps.

Ce travail n'est qu'une modeste contribution à l'histoire du roman français. Je me garderai bien d'exagérer la portée des résultats auxquels il m'a conduit. Mais il me semble qu'on peut sans témérité en tirer les conclusions suivantes :

1° Les littératures italienne et espagnole ont for-

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