‹ Le roman sentimental avant l'AstréeChapitre 106 sur 192 · Id., î" 47, b · texte numérisé non relu

Id., î" 47, b

4. Les Azolains de Monseigneur Bembo, de la Nature d'Amour, traduictz d'italien en françoys par Jan Martin, par le commandement de Monseigneur le duc d'Orléans, Paris, M. de Vascozan. 1545, in-S"*.

5. 1* édit. (corrigée et amendée par le traducteur), 1547, in-8"; — Id., Paris, 1551, 1553, 1555, Lyon, 1560, Paris, 1571, 1572, etc.

6. Par le seigneur du Parc Champenois [Denys Sauvage], Lyon, Roville, 1551, in-8"^ [id. Lyon, 1559; Paris, 1577 et 1596; Lyon, 1595); — et par Pontus de Tyard (d'après Du Verdier), Lyon, J. de Tournes, 1551, 2 V. in-8°.

Amour » et le désir insatiable et importun qui ose en prendre le nom ^ Mais l'ouvrage qui a peut-être le plus contribué à propager dans la classe aristocratique la doctrine platonicienne, c'est ce Corte^lano de Baldassare Castiglione dont l'influence a été chez nous si profonde ^, où les Français du xvi^ siècle ont cherché h apprendre l'art raffiné de la politesse italienne et qui longtemps après, interprété par Faret et par quelques autres, a fourni ses traits essentiels au type classique de j « l'honnête homme ».

On se souvient de la théorie de l'amour pur exposée au ni^ livre par le Seigneur Magnifique et reprise, avec un enthousiasme presque lyrique, dans le beau discours de Bembo qui termine le IV^ livre. La société du xvi*^ siècle a pu trouver dans Le Courtisan tous les éléments du platonisme qu'elle était capable de s'assimiler ; les principes d'abord : « fuir toute laideur de vulgaire amour », mépriser les appétits des sens et le plaisir « nécessairement faux et trompeur qui s'en ensuit^ », considérer la beauté qui apparaît « es corps et principalement es visages humains » « comme une influxion de la bonté divine,... laquelle pare le sujet où elle reluit d'une grâce et splendeur admirable, comme le rayon du Soleil qui frappe un beau vase d'or*... »; — ensuite et surtout les applications à la vie pratique : la dame de cour, la

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