Abel Lefranc, loc. cit
2. Paris, M. de Roigny, in-16; rééditions en 1555, 1574, 1581, 1582, etc.
3. C'est le complément tout naturel de VHecatomphile, dont il a été parlé plus haut : les Remédia Amoris après l'Ars amandi.
4. Le Laberinthe d^ Amour de M, Jean Boccace, autrement Invective contre une mauvaise femme, mis nouv. d'it. en fr. par Fr. de Belleforest, Paris, Jean Ruelle, 1571, in-16. Je ne connais qu une réédition, ibid., 1573, in-16. A noter que cette traduction avait été précédée d'une impression française du texte italien, Paris, E. Morel, 1569, in-8°.
A ces attaques qui n'ont rien de bien redoutable, dont deux viennent de l'étranger et n'ont pas le mérite d'être nouvelles, on peut opposer toute une littérature apologique.
Ce sont les femmes d'abord qui maintenant assez bien armées pour se défendre elles-mêmes, prenant conscience de leur force, aspirant à tenir leur place dans le monde, disent leur mérite et revendiquent leurs droits. C'est la reine Navarre démontrant dans VHeptaméroriy particulièrement par la bouche de Parlamente, que bien souvent les femmes surpassent les hommes en dignité et en délicatesse ^ C'est plus tard Marie de Romieu rencontrant pour prouver « l'excellence » de son sexe tant d'exemples contemporains qu'elle se lasse de les énumérer-.
Du côté masculin maints champions se dressent pour soutenir la cause des dames, les uns par libéralisme et esprit de justice, les autres par intérêt ou galanterie. En 1553, C. de Taillemont publie son Discours des champs faez à l'honneur et exaltation de V amour et des dames^ et Guillaume Postel ses Très jnerçeilleuses victoires des femmes du nouveau monde* \ en 1555, François de Billon son Fort inexpugnable de l'honneur du sexe féminin" y où, sous l'appareil un peu ridicule de ses
1. Voir surtout la fin de la XXP nouvelle : « Ha, Geburon ! dit Parlamente, souvent sont difiFerens les fardeaux de l'homme et la femme... » et la suite.
2. Les premières œuvres poétiques de madamoiselle Marie de Romieu, Vicaroise, contenant un brief discours que Pexcellence de la femme surpasse celle de tliomme. non moins récréatif que plein de beaux exemples, Paris, Lucas Breyer, 1581, in-16.
3. Lyon, Michel du Bois, 1553. in-S". Tout le premier discours (le plus long des deux est rempli de Téloge des femmes. On raconte quelques histoires où elles ont le beau rôle.
4. Paris, Jehan GueuUart ou Jehan Ruelle, 1553, in-16, 57 fl'. Voir particulièrement le ch. VI : « Histoire des prudentes et sçavantes Femmes ».