CHAPITRE IX
Les souvenirs des guerres civiles.
La question religieuse.
La plupart de nos auteurs se contentent d'allusions assez rapides : ils indiquent, pour dater leur histoire, à quel moment des guerres religieuses il faut la placer, ou si elle est postérieure à la pacification.
Nous apprenons, par exemple, qu'Alisée a connu Diane ^, le jour où les rois de France et de Navarre se réunirent à Tours pour préparer le siège de Paris; que Filomène, officier de la couronne et soupçonné comme tel d'être « Politique », c'est-à-dire « pire qu'hérétique », a couru de grands dangers quand, « après la mort des deux frères » [les Guise], le peuple de Paris, « animé à l'encontre de son Roy, a secoué le joug de son obéissance^ » ; que Lintason a été arraché à ses études et jeté dans les aventures par la dernière reprise des troubles « qui ont tant agité tous les coins de nostre pauvre France » et ont fait « cesser en tous endroicts l'exercice des bonnes lettres^ ». Le Triomphe de la Constance (1605), de Nerveze, commence au moment où « la France prend haleine