‹ Le roman sentimental avant l'AstréeChapitre 149 sur 192 · Amours de Lintason et de Pallinoé (1601), f° 4, b · texte numérisé non relu

Amours de Lintason et de Pallinoé (1601), f° 4, b

SOUS le relasche des armes » et où « le grand Roy qui y préside a accordé la paix h ses voisins pour la procurer à son peuple w.

Il arrive du reste assez souvent que ces indications, si brèves qu'elles soient, nous renseignent sur les sentiments des écrivains, et il est curieux de constater avec quelle rapidité ils passent dans le camp du vainqueur.

En 1594, Joseph de la Mothe, sieur de Lerm, peut encore parler avec respect de la « Saincte Ligue » et montrer les Huguenots et les Politiques « exerçant leur rage et leur fureur » contre la ville de Marmande, (( asseuré rempart du pais, dit-il, et vray bouclier de nostre party ^ ». Henri IV, une fois maître de sa capitale, on n'écrit plus sur ce ton. Les ligueurs ne sont plus que des rebelles que l'on se réjouit de voir écrasés par (( ce vénérable et tousjours victorieux mareschal de Matignon, l'asyle des serviteurs du Roy oppressez- ». On maudit ce « feu de la guerre civile qui sembla menacer la nation d'une generalle subversion et ruine ^ ». On suit avec admiration Henri IV, « tousjours auguste et victorieux* », à Dieppe, à Rouen, sous les murs de Paris ^ ; on le montre travaillant à « la réduction de tout son Royaume », pour « y planter l'olive*^ »; on l'appelle « ce grand Prince de l'Europe, le fils aisné de l'Eglise' ». On évoque l'image de la France célébrant avec transports la paix heureuse et bien venue :

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