‹ Le roman sentimental avant l'AstréeChapitre 186 sur 192 · Paris, N. Buon, 1624, in · texte numérisé non relu

Paris, N. Buon, 1624, in

8. Paris, A. l'Angelier, 1600, in-12, 108 S. [Priv. du 19 mai 1600], Rééd. en 1606 et 1608.

LE ROMAN SERTIUERTAI..

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taines nouvelles^. La Conversion cCAthis et de Clorideen est un des premiers exemples : on y voit Athis se détacher de l'amour mondain, non pas sous le coup d'une déception, mais par un simple retour sur luimême; après avoir condamné cet amour en une longue invective, il va s'enfermer à la Chartreuse de Grenoble, tandis que sa maîtresse, revenue comme lui de son erreur, se fait recevoir dans un monastère. En 1608, de Nervèze publie La Victoire de V Amour Divin souhs les Amours de Polidore et de Virmne^. Puis c'est L^ Histoire de Thaï/s ou VExil de la volupté (1611), par Gabriel Ranquet *, le Tableau des Déserts Enchantez (1614), de N. Piloust% Les Triomphes d'Angélique

1. Le roman de Floriane [Floriane, son Amour, sa Pénitence et sa Mori, par F. I. D. R., Paris, Matthieu Guillemot, 1601, in-12) est l'histoire d'une fille violée par son père, puis devenant volontairement sa maîtresse, menant ensuite dans son palais de Naples l'existence luxueuse des grandes courtisanes, gagnée enfin par le repentir et, après une dure pénitence, mourant saintement.

A la fin des Amours de Lintason et de PaUlnoé (1601), par de la Regnerye. Lintason, désabusé des affections terrestres, « se rend maistre de ses passions, faisant une retraite honorable du ténébreux labyrinthe de vanitez où l'amour l'avoit reduict » et se condamne à une austère solitude.

De même l'amant rebuté de Mélite (Les Amours de Melite et de Statip/iile, Paris. David le Clerc, 1609, in-12) se décide à dire adieu au monde dont « les délices ne sont que fascheries » et où l'on n'a que « vent et fumée » pour prix de ses « longues servitudes ».

2. Elle paraît sous forme d'édition bilingue, avec une traductipn espagnole de N, Baudouin. Je n'en ai vu que la seconde édition, où le texte espagnol est revu par C. Oudin, Paris, Jean Gesselin, 1608, in-12, 46 ff.

3. Lyon. T. Ancelin, 1608, in-12, 142 £F. [Dédie. « à Mon Ange d'Alliance «. — Priv. du 19 mai 1608].

4. L'Exil de la volupté ou V Histoire de Tliays Egyptienne convertie par Pafnuce. Avec l'Image du peclieur pénitent, par Gabriel Ranquet, du Puy en Vellay, Lyon. Cl. Morillon, 1611, in-12. [Déd. à Claude de Tournon, vicomtesse de Polignac]. (La prédication tient là beaucoup de place. La promenade de Pafnuce dans les somptueux appartements de Tha'ïs est d'une naïveté assez amusante.)

5. Le Tableau des Déserts Enchantez, oit Vamour mondain est naifvement représenté de ses vives couleurs, divisé en cinq histoires, le tout à

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(1615) ^ Le Bannissement des folles amours ^ de Davity^, suite de déclamations contre la liberté des mœurs et la vanité des préoccupations mondaines, La Courtisane Solitai?'e, de J. Bourdelot^, attestent encore la force de ce mouvement qui aboutit au roman chrétien de Jean- Pierre Camus ^.

D'autre part, toutes les variétés de romans étrangers pénètrent à ce moment en France. De l'Italie viennent les Contes facétieux; de l'Espagne : le roman historique de Ferez de Hita, L^ Histoire des Guerres cis>iles de Grenade, traduite dès 1608, de laquelle naîtra bientôt tout un genre littéraire; des histoires pastorales^; des types originaux de nouvelles qui auront chez nous une grande influence (Panfile et Nise ^, les Nouvelles de Cervantes, traduites en 1614 par de Rosset et d'Audiguier, celles de Diego de Agreda, traduites en 1621, etc.); des nouvelles picaresques (nouvelle traduction de Laza-

r exaltation de Vamour divin, par N. Piloust, Paris, David Gilles, 1614, in-12 [Priv. du 13 août 1614. — Dédie, au duc de Longueville]. (Beaucoup de merveilleux : enchantements et métamorphoses, dans ces cinq histoires « aussi pitoyables que véritables ».)

1. Les Triomphes d'Angélique et le Temple d'Am.our et de Beauté, où par V Amour et la Beauté des Créatures on parvient à V Amour et la Beauté du Créateur, Paris, G. Rigaud, 1615, in-8°, 155 p. [Dédie, datée de février 1615. — On voit par le Privilège que l'auteur était avocat au Parlement de Paris.]

2. Lyon, B. Vincent, 1618, in-S", 106 p. [Ach. d'imp, du 15 mars 1618].

3. La Courtisane Solitaire, de M. J. Bourdelot, Dijonnois, où sont exprimées les diverses passions, evenemens et catastrophes de Vamour, les triomphes du vray et parfaict Amour, les combats, roses et espines de la solitude..., Lyon, V. de Geursilly, 1622.

4. Le Catalogue des livres imprimez de Mgr VEvesque de Belley, en tête de l'édit. de 1641 de La Pieuse Julie, indique sur 130 ouvrages 42 récits moraux.

5. La Constante Amarilis, de Figueroa, traduite en 1614, le Persiles et Sigismonde, de Gervantes, traduit deux fois en 1618, V Arcadie^ de Lope de Vega, tr. en 1624.

6. Nouvelle tirée du Pèlerin en son pays, de Lope de Vega, et trad. en 1614 par d'Audiguier.

rille de Tonnes, par P. Baudouin, en 1615; Ma?'cos Obregon,ir3idmten 1618; nouvelle traduction de Guzman d'Alfarache, par Chapelain, imprimée en 1619-1620, etc.); le Don Quichotte dont la P^ Partie est traduite, en 1614, par César Oudin, la IP, en 1618, par F. de Rosset.

De l'Angleterre arrivent YHistoire tragique de Pandoste, de Robert Greene, mise en français, en 1615, par L. Regnault, et L'Arcadie de Philippe Sidney, traduite (1624-1625) par J. Baudoin ^

Au milieu de cet afflux de romans de toute nature et de toute provenance, et dans ces temps agités, la nouvelle sentimentale ne pouvait conserver son ancienne suprématie : elle se continue cependant et garde ses fidèles. On réédite en 1611, en 1615, en 1621 les Amou7's diverses de Nervèze, en 1617, celles de des Escuteaux. Ce dernier ne se lasse pas de dévider ses longues galanteries, de raconter encore des dédains, des amours chastes et infortunées ^. On voit de nouveau paraître des tableaux de la constance ^, auxquels se mêlent maintenant de nombreux exemples d'infidélités*, des histoires tristes et même funèbres ^, des Morts de

1. V Argents de Barclay, dont la première édit. latine est de 1621, est traduite en 1625, par Pierre de Marcassus.

2. Le ravissement de Clarinde. Poitiers, Mesnier, 1618, in-12; Les Malheureuses Amours de Philandre, gentilhomme Bourguignon, et de Chrisilde, Damoiselle Grecque, Paris, F. Huby, 1621, in-12', 128 ff. ; Les Jalous Desdains de Chrysis, Poitiers, J. Thoreau, 1628, in-12, 253 p.

3. L'Amour Parfaict souz les chastes amours de Polidon et de Do^rinde, par F. Aubusson, sieur de l'Espinay, Paris, A. Bourriquant, 1621, in-12 (il y a aussi là des aventures, des combats de générosité). — La Palme de Fidélité (1620), par Lancelot.

4. Les Amours d'Amisidore et de Chrysolite, histoire véritable oii est descrite Vinconstance des amoureux de ce temps, par du Bail, Paris, Boutonné, 1623, in-B". — L'Inconstance de Clitie, par le sieur P. D. (1624); Les Amours in fidèles, par le sieur de Claireville (1625), Les Larmes de Floride, par de Mouse (1627), Le Bornant de l'infidèle Lucrine (1634), par Gougenot, L'Empire de Vinconstance. par de Ville (1635), etc.

5. Les Myrthes funestes d'Iphis, Grenoble, Pierre Gharvys, 1624, in-8"

r Amour \ des Sentiers d' Amour '^ des Triomphes de l'Amour^, des Semaines Amoureuses'', des Solitudes Amoureuses (1631, par de Beaulieu), des Exils Amoureux (1632, par d'Hervé).

En géoéral, les incidents de ces histoires sont un peu aïoins monotones que dans les récits du commencement du siècle : il y a un peu plus de mouvement, parce qu'il y a un peu plus d'aventures^; mais il ne paraît pas que les auteurs aient beaucoup profité de l'exemple de VAstrée et que leur analyse soit devenue plus subtile. Pour la forme non plus, le progrès n'est guère sensible : il semble que le roman d'amour se soit dégagé plus lentement que les autres genres romanesques de la tradition du style affecté ^ que continuent encore à main-

[Dédic. signée D. M.]. (Suite de désespoirs en prose et en vers. Iphis voudrait « avoir quatre vies pour mourir autant de fois ». Son ombre apparaît et parle à sa maîtresse.)

1. La Mort de PAmuur, où se list la véritable et nouvelle histoire des Amours de Calianthe et Florifile, par Prudent Gauthier, Paris, N. Alexandre, 1616, in-12, 345 p. (Histoire véritable dont pourront reconnaître les héros " ceux qui auront demeuré environ l'an 1610 jusques à 1615 à Montpellier ».

2. Le Sentier d'Amour ou Histoire amoureuse et tragique de Pollidame et Deipkile, par Du Bail, Paris, Nicolas de la Vigne, 1622, in-12, 324 p., in-12 [Priv, du 26 mai 1622]. (De beaux exemples de chasteté et de constance. Condamnation des « appétits desordonnez de la sensualité ».)

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