Par Bertin, Paris, 1626, in
4. La Semaine Amoureuse de François de Molière, S*^ d'Essertines, oà par les Amours d^Alcide et d'Hermize sont représentez les divers changemens de la Fortune {1'" Journée), Paris, T. du Bray, 1620, in-8°, 365 ff. [Dédie, à la Reine. Priv. du 26 fév. 1620].
5. Le Sentier d'Amour (1622), par exemple, tient le milieu entre le roman de sentiment et le roman d'aventures (péril sur mer, victoire remportée sur des corsaires, fuite à Séville, empoisonnement).
6. On y relèverait encore bien des traces de préciosité et de mauvais goût : voir, par exemple, dans Le Sentier d'Amour (1622), p. 258 : « Les brasiers de Vincentia (nés au sujet de l'amour de Deipbile) couverts sou3 les cendres muettes de son silence... » ; p. 261 : « Vostre beauté est la fournaise d'où procèdent mes feux » ; — dans Les Myrthes funestes d' Iphis (1624), p. 127 (réponse de Livie à Iphis) : « Ne m'escrivez plus, car si TOUS l'entreprenez, l'on vous fera voir la response en lettre rouge avec
tenir des manuels de belles conversations et des recueils de lettres galantes ^
La nouvelle sentimentale se maintient donc à peu près pareille à elle-même, jusqu'au moment où les grands romans galants et héroïques, se développant dans un cadre sans cesse élargi-, viennent recueillir le meilleur de son héritage et, pour quelque temps du moins, l'absorber.
•une plume de fer qui sçait marquer jusques au cœur des téméraires les caractères d'un juste ressentiment. »
1. Par exemple : La Plume Dorée de Chrysantor et de la belle Ange- Une, où en la suitte de leurs Amours on se peut instruire à coucher toutes sortes de Lettres Amoureuses, par J. Condential, Foresien, Paris, Adrian Tiffaine, 1618, in-12, 454 p. [Déd. au Marquis de Villeroy. Priv. du 10 juillet 1618]. (L'histoire n'est imaginée que pour amener et encadrer les lettres). — V Archer ot Amoureux, ou les plus belles Flesches que VAmour tire de son Carquois pour blesser le cœur des Amans, Paris, Pierre le Mur, 1625, in-12, 274 p. [Déd. au Comte d'Ave. Priv. du 13 déc. 1624]. (69 « dards » de « l'Archerot » : ce sont des « cajolleries » et des « traicts passionnez de divers suject ».)
2. L'Ariane (1632) a deux volumes ; Le Polexandre (1629-1632-1637) en a cinq; La Cassandre (1642-1650), dix; La Cleopâtre (1647-1658), douze.