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CHAPITRE VII

« Le Jugement d'amour » de Juan de Flores et « la Déplorable fin de Flamette ».

Deux romans de Juan de Flores * ont passé en notre langue a peu près en même temps que ceux de San Pedro : le Jugement cCAmou?- et la Déplorable fin de Flamette.

Le premier avait été imprimé en Espagne vers la fin du xve siècle^ et traduit en italien, en 1521, par un auteur inconnu qui avait pris le nom de Lelio Aletiphilo et qui pourrait bien être le traducteur de la Carcel de Amoi\ Lelio Manfredi^ Il n'est pas douteux que, comme pour la Carcel y la traduction française a été faite sur la version italienne * : ce qui suffirait à le prouver, c'est que le prétendu Lelio Aletiphilo ayant donné des noms de son invention aux personnages de Juan de Flores, l'écrivain français anonyme a adopté ces dénominations nou-

1. On ne sait rien de la biographie de cet auteur espagnol qui fut sans doute contemporain de San Pedro.

2. Tractado compuesto por Johan de Flores a sic amiga... donde se contiene el triste fin de los aviores de Grisel y Mlrabella, s. 1. n. d. [fin du XV® siècle, suivant Salvâ, Gayangos et Menéndez y Pelayo], in-4°, goth.

3. Uistoria de Isabella et Aurelio.,. tradotta in Ungua colgare per M. Lelio Aletiphilo. Milano, Gianotto da Castiglio, 1221, in-4°, lett. rondes.

4. Quoiqu'elle se donne comme une « translation de Espaignol en Françoys ». ,

velles : Grisel est devenu Aurélio et Mirabella est devenue Isabelle.

Cette traduction française paraît pour la première fois en 1530 ^ Jusqu'aux premières années du xvii" siècle on ne cessera pas de la reproduire, soit sous son premier titre : Le Jagement d' Amouj', soit sous le second : Histoire d^Aurelio et d'Isabelle. Avec Arnalie et Lucenda^ il a été de beaucoup le plus lu de tous les romans étrangers et c'est pourquoi nous en parlerons un peu longuement, quoiqu'il ne touche qu'indirectement à notre sujet.

Un roi d'Ecosse, « au dernier de son aage, eut une fille, sans plus » qu'il appela Isabelle. Quand cette fille fut grande, elle se trouva « tant parfaictement de toutes grâces accomplie » qu'elle fut demandée en mariage par beaucoup de princes. Mais son père, qui l'aimait sans mesure, ne la voulut donner à aucun ambassadeur. Merveilleusement nuisit à la princesse cette grande amour que son père lui portait. Que de fois il advient ainsi « qu'en différant de marier les filles, quand l'aage le requiert, on leur donne occasion de tomber en œuvres honteuses et diverses erreurs"^ ».

Voyant qu'à cause d'Isabelle plusieurs de ses gentilshommes se mouraient de langueur, le roi la fit étroitement garder dans l'endroit le plus secret de son palais. Il ne put empêcher toutefois le jeune seigneur Aurélio d'arriver jusqu'à elle et de se faire aimer. Un serviteur découvrit leur secret et les dénonça : ils furent surpris dans la chambre de la princesse et tous les deux emprisonnés.

1. Le Jugement (V amour auquel est racomptee Vhystoire de Ysabel fille du roy d'Escoce, translatée de Espaignol en Françoys nouvellement, s. 1., petit in-8°, lettres rondes, 41 fF.

2. Nous avons déjà rencontré la même situation et nous avons vu la même idée copieusement développée dans VHistoire de Guiscardus et de Sigismonde : l'imitation est évidente.

Tout cela nous est dit très sommairement, en quelques pages, sans aucun essai d'analyse. Cette histoire d'amour clandestin n'est qu'une manière de prologue : nous arrivons maintenant au vrai sujet.

Le roi, qu'on nous a présenté comme un excellent prince et particulièrement ami de la justice, ne veut pas, même en une affaire qui lui est si personnelle, user de son autorité : il commande que les coupables soient jugés selon la règle commune.

Au royaume d'Escoce estoit un décret de loy par ancienne coustume de long temps observé, que quelconque personne qui se trouvoit coulpable de semblable erreur et faute, comme estoit Isabelle et Aurelio, que celuy des deux qui avoit donné à l'autre plus grande cause de commettre telle meschanceté, la mort pour peine il recevoit. Et l'autre qui de moindre coulpe estoit attaint, estoit condamné à perpétuel exil...

Ainsi donc le Roy... ordonna que le procès avec diligente inquisition se formast, à ce que l'on congneust véritablement lequel des deux amans estoit le plus coulpable^.

Au cours de l'interrogatoire, chacun d'eux, par grande générosité, s'attribue toute la responsabilité de la faute. On les soumet à la torture : mais « tant plus tourmentez ilz estoyent, tant plus chacun sienne faisoit la coulpe ». Ils s'obstinent héroïquement, tenant leurs yeux attachés l'un sur l'autre et chacun ne semblant souffrir que des maux de l'autre.

Le roi, embarrassé, réunit le conseil de « ses sages docteurs » et ceux-ci, n'osant pas non plus rendre une sentence, estiment qu'il n'y a qu'un moyen de résoudre la question, c'est de la généraliser :

1. Nous citons l'édition de Lyon, Benoist Rigaud, 1574, in-16 : la seule que possède la Bibliothèque Nationale.

Prenez tel nombre d'hommes et de femmes qu'il vous semblera et faites sur ce disputer par très grande diligence, lequel c'est qui plus donne occasion de faillir ou l'homme à la femme, ou la femme à l'homme. Et en trouvant que les femmes plus de ce soyent coulpables, meure Isabelle. Et si les hommes sont congneuz estre principale occasion, Aurelio reçoyve la deuë peine.

Pour plaider cette cause d'un intérêt passionnant et universel, on fait choix de deux avocats illustres. Une femme parlera pour les femmes : c'est Hortensia, « damoyselle la plus accomplie du monde » et qui s'était déjà trouvée « en plusieurs debatz amoureux ». Pour défendre le sexe masculin on fait venir du royaume d'Espagne un chevalier appelé Afranio qui « pour congnoistre les artz et malices des dames n'avoit son semblable et estoit es œuvres amoureuses grand entrepreneur^ )).

La cause se plaide en grande solennité, dans une salle immense, où se pressent, autour du roi et de la reine, les seigneurs, dames et demoiselles du royaume : à l'ouverture des débats des trompettes sonnent.

Hortensia, la première, a commence ses raisons ». Elle énumère dans un abondant réquisitoire toutes les armes dont les hommes usent sans discrétion dans leurs éternelles entreprises contre l'honneur féminin : galants propos, lettres, musique, tournois et fêtes. Quand ils sont réunis, ils ne manquent jamais de diffamer la réputation des femmes, et cela est encore un moyen d'action redoutable : « car bien souvent donnons accomplisse-

1. Ce nom italien d'Afranio ne rappelait aucun souvenir. Dans le texte espagnol le défenseur des hommes s'appelle Torrellas, et c'est là le nom d'un personnage très réel, Mosén Père Torrellas, ennemi déclaré des femmes et qui les avait souvent attaquées dans ses célèbres Copias de las calidades de las damas, insérées dans plusieurs cancioneros. Voir à ce sujet Menéndez y Pelayo, La primitiva novela espanola, p. 335.

ment à vos désirs, craignant l'infamie de vos langues venimeuses, ayraant plus tost en péchant occultement vous satisfaire qu'estre réputées meschantes ». Les dames peuvent être détournées de la vertu, mais c'est vers la vertu que leur inclination les porte. Cite-t-on un seul homme qui ait été tué par les dames pour avoir défendu sa chasteté; on pourrait au contraire les nommer par milliers les femmes qui ont voulu mourir pour se garder nettes et pures.

Dans sa réponse, Afranio reproche surtout aux dames les manèges de coquetterie auxquels elles s'exercent dès l'enfance, et aussi cette fausse sensibilité derrière laquelle se cachent tant d'égoïsme et de froid calcul. Chez elles tout est dissimulation et feintise : « Vous haïssez souvent ceux que vous faites semblant d'aymer. D'autres, vous les méprisez en les aymant. ))

Hortensia reprend la parole; Afranio réplique à son tour : puis le débat devient plus pressé, plus véhément, tourne au dialogue, à la dispute. Enfin les deux champions s'arrêtent, à bout d'arguments et de forces.

Les juges se retirent pour délibérer et bientôt après il rendent leur sentence : la femme est proclamée la plus coupable et Isabelle est condamnée à mort.

Les dames, dans la salle, éclatent en sanglots. La reine éplorée supplie le roi de sauver sa fille ; mais il la repousse avec une grave tristesse : « Je voudrois que tu eusses pensé que la personne d'un Roy est un transparent et luisant mirouer où tous les subjectz du Royaume se mirent. Si jusques adonc j'ay fait à tous justice, si je ne la faisois de ma fille, je ne pourrois pour homme juste estre estimé. )>

L'arrêt va donc être exécuté : au milieu des sourds gémissements qui montent de la foule, on prépare le

bûcher sur lequel, selon la loi du pays, la princesse doit être brûlée.

Soudainement, par commandement du Roy, fut Isabelle par force ostee d entre les bras de sa mère, et despouillee de ses accoustremens, réservé une riche chemise pour estre jettee au feu ardant qui devant elle bruloit et 1 atlcndoit. Mais avant qu'au milieu du feu elle fust mise, elle appella à soy son amy Aurelio, et là estant avec luy, mit toute crainte en oubly, toute honte et toute vergongne, et ces piteuses paroles, meslees de grande tristesse et chaudes larmes, luy dist :

« Ha vie de ma vie, les peines et solicitudes où je te laisse accroissent tant mon mal que ces larmes plus de ta peine que de la mienne procèdent. »

Aurélio s'accuse, se désespère : « Ma fortune veut que qui est sans coulpe souffre la mort et vive celuy qui mérite mourir ». Enfin, pour protester contre la sentence des juges, il se décide à sacrifier cette vie qu'on lui a laissée :

Ha heureuse mort, vraye amie des cueurs travaillez, tu soyes la bien venue. Et vous, ma dame, puis que le corps ne peut, mon ame vous suyvra.

Il se jette dans le feu, qu'on vient d'allumer. Isabelle veut s'y jeter après lui : on la retient; la reine, les dames, les chevaliers crient aux juges qu'il faut lui faire grâce, maintenant que le Ciel a, comme miraculeusement, choisi sa victime. Les magistrats lui font grâce en effet : mais Isabelle ne veut pas d'une pitié qui la sépare de son amant. La mort à laquelle elle se condamne est horrible. On l'a reconduite dans le palais; la nuit, voyant ses gardes endormis, elle ouvre la fenêtre de sa chambre et saute dans une cour « où le Roy plusieurs lions tenoit » : « les lions, plus tost advisant à leur faim qu'à

LE ROMJLN SENTIMENTAL.

sa Royale condition, de sa délicate chair tous se saoulèrent ».

Là pouvait se terminer l'histoire. Le a jugement d'amour )> avait été rendu, et la généreuse constance des amants, en donnant à ce débat une conclusion si imprévue, avait posé une nouvelle question qui devait être pour les lecteurs de ce temps une source inépuisable de discussions et de commentaires : lequel des deux, d'Aurélio et d'Isabelle, avait par sa mort montré plus d'amour?

Juan de Flores a cependant cru devoir apporter à son roman une sorte d'épilogue : épilogue cruel, comme on verra, et d'une couleur assez espagnole, intéressant, sans contredit, d'abord parce qu'il nous rappelle quelle était encore la rudesse des mœurs et du goût et aussi parce qu'imaginé pour donner satisfaction à l'amour-propre des femmes, il nous prouve une fois de plus qu'à ce moment, en Espagne et en France, leur influence était en train de s'accroître.

La reine en veut mortellement au chevalier Afranio qu'elle accuse d'avoir perdu sa fille. Par peur du roi, elle n'ose pas le faire tuer; mais^ ayant su qu'il est très ardemment épris de cette Hortensia qui avait plaidé contre lui, elle se sert d'elle pour l'attirer dans un piège. Par son ordre Hortensia lui écrit « une lettre gratieuse pour laquelle lui promettoit encores plus qu'il ne luy requeroit )>.

Vaniteux et déloyal comme devait l'être un si mortel ennemi du sexe féminin, Afranio se hâte de raconter à ses amis son heureuse fortune « en se louant fort et vitupérant celle qui se devoit garder plus chèrement qu'il ne se persuadpit ». Puis il se rend au palais dans l'appartement des femmes où Hortensia lui a fait dire

qu'elle l'attendait : là il est pris et pour se défaire de lui le prétexte n'est que trop bon.

Hortensia l'accueille d'abord joyeusement, afin de lui donner confiance. Mais soudain la reine et ses dames pénètrent dans la chambre :

Et soudainement toutes d'une flotte jetterent le pouvre Affranio en terre : et tant estroictement luy lièrent les mains et les pieds, qu'il ne pouvoit faire aucune defence. Et après qu'elles l'eurent lié, elles le despouillerent de ses vestemens. Et à fin qu'il ne peust crier,. .. avec je ne sçay quoy luy estouperent la bouche. Ainsi tout nud fut Affranio à un pilier bien lié, là où chacune d'elles cherchoit nouvelles inventions pour plus fort le tourmenter. Il y en eut qui avec tenailles toutes ardantes, autres avec les ongles et dents comme enragées le depeçoyent. Ce pendant il estoit plus que demy mort : et pour plus accroistre sa peine, ne le voulurent si soudain occire, à fin que les cruelles et dangereuses playes se refroidissent, et que plus de martire lui donnassent, quand elles recommenceroyent à luy en faire de nouvelles.

Toute la nuit cet horrible supplice se prolonge :

Apres qu'elles lui eurent desrompu la chair jusques aux os, elles jetterent le reste dedans le feu. Ce qu'après qu'il fut du tout consommé., chacune d'elles print un peu de la cendre pour garder comme relicque, en mémoire de leur ennemi et l'enchâssèrent en petits vaisseaux d'or, à ce convenables.

On voit par cette conclusion^ comme par la partie centrale du développement, quel est le vrai caractère du Jugement d^ Amour. Il faut le considérer plutôt comme un épisode assez important de la querelle littéraire des deux sexes que comme un véritable roman. L'histoire sentimentale ne compte pas : en deux lignes l'on nous apprend qu'Aurélio aime Isabelle et qu'il a gagné son cœur, en deux lignes encore qu'Afranio a été séduit par l'éloquence et la beauté d'Hortensia. Il ne faut pas oublier

sans doute que nous trouvons là représentés d'une façon assez touchante ces combats de générosité qui deviendront une des matières les plus communes d'abord de notre roman, ensuite de notre théâtre. Mais il reste certain que ce qui fit le grand intérêt du livre, ce fut cette « question d'amour )) que les traductions françaises comme les éditions espagnoles signalent soigneusement dans leur sous-titre : « Qui baille plus occasion d'avmer, l'homme à la femme ou la femme à l'homme*? »

Cette question n'était évidemment pas nouvelle : dans les conversations même elle avait dû être discutée plus d'une fois. Mais les deux thèses étaient ici présentées avec un luxe extraordinaire d'arguments, et de plus elles se posaient d'une façon particulièrement émouvante. Le débat s'élargissait, se présentait dans un cadre solennel, majestueux; il sortait de l'abstraction, intéressait des êtres donnés comme réels, enfin il devenait dramatique puisqu'il avait pour enjeu au moins une vie humaine.

Nous avons fait allusion plus haut au succès qu'a eu l'ouvrage en France. Tandis qu'on ne compte en Espagne que cinq éditions de l'original, la traduction publiée chez nous en 1530 est réimprimée deux fois en 1532 ^ et une autre fois en 1533 ^ sous le titre de Jugement d^ Amour. Elle reparaît en 1546 et vers 1547 sous le titre dC Histoire d'Aurelio et (T Isabelle *.

1. Dans les éditions espagnoles : Justa sentencia entre Toj-rellas y Breçayda : sobre quien da mayor ocasion.,., etc.

2. Lyon, Olivier Arnoullet, 1532 (du 2 décembre), in-8°. — Paris, Anth. Bonnemere, s. d. [1532], in-8°, 72 ff.

3. Le Jugement d'Amours... Et plusieurs joyeusetez adjoustees dauantaige que a la première ijupression {Le Messagier d'Amours, petit poème de Jehan Piquelin), Paris, à lenseig-ne Sainct Nicolas, 1533, in-8°.

4. Histoire d'Aurelio et d'Isabelle, fille du roy d'Escoce, en laquelle est disputé qui baille plus d'occasion d'aimer, l' homme à la femme ou la femme à l'homme, mis d'espaignol [d'italien] en fr. et mieux revetle [par Gilles

Editions bilingues (la version française et l'italien de Lelio Aletiphilo) en 1552, 1553, 1555, 1560, 1574, 1581, 1582 ^

Editions bilingues (la version française et le texte espagnol légèrement remanié") en 1560 et en 1590^ (?).

Enfin éditions en quatre langues (italien, espagnol, français et anglais) en 1556 et en 1608*.

La version française a donc été imprimée au moins dix-huit fois en moins d'un siècle. En devenant pour l'étude des langues vivantes un instrument presque classique, V Histoire (TAurelio et d^ Isabelle est entrée dans ce qu'on pouvait appeler déjà la littérature européenne. Le fond même du sujet (la rigoureuse loi du royaume d'Ecosse, la recherche des responsabilités qu'elle impose) a été ainsi un thème courant, dont l'intérêt a été lona' à s'épuiser. L'Arioste s'en était souvenu dans l'épisode de Genèvre ^, Lope de Vega s'en souviendra dans les deux premières journées de son drame La ley ejecutada '', en Angleterre Fletcher dans sa comédie Women pleased'^ , et plus tard encore Scudéry dans son Pinnce Déguisé^.

Corrozet?], Paris, Corrozet, 1546, in-16; — Id., Paris, Michel de Roigny, s. d. [vers 1547], in-16.

1. Lyon, E. Barricat, 1552, in-16; — Paris, G. Corrozet, 1553, in-16; — Lyon, Roville, 1555, in-16; — Lyon, B. Rigaud, 1560, in-16; — Lyon, B. Rigaud, 1574, in-16; — Paris, N. Bonfons, 15S1, in-16; — Rouen, Mallard, 1581, in-16; — Lyon, B. Rigaud, 1582, in-16.

2. On y a particulièrement remplacé les anciens noms espagnols des personnages par les noms, plus familiers, de la traduction italienne.

3. Anvers, J. Richart, 1560, in-24; — Bruxelles, R. Velpius, 1596, in-8°.

4. Anvers, Jehan Withaye, 1556, in-S" ; — Bruxelles, Jean Mommart et Jean Reyns, 1608, in-8" (trad. nouvelle).

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