‹ Le RomanalChapitre 14 sur 37 · LEFT RARE · texte numérisé non relu

LEFT RARE

Il faut qu'on sache: {a manière dont le verbe présente l'état ou l'action, si la manière est indicative, impérative, infinitive, etc.

Il est bon de pouvoir faire connaitre si l'action est présente, passée où future, et on ne voit pas pourquoi le mode indicatif jouirait seul du privilège d'avoir ces trois temps. Il faut pouvoir traduire sans périphrase les autres langues qui possèdent les trois temps dans divers modes. Et cela ne compliquera rien, bien au contraire; c'est quand il manque une case dans un tableau qu'on se trouve le plus embarrassé. Pour traduire le participe futur latin morituri nous sommes obligés, faute de participe équivalent, d'employer une périphrase comme : ceux qui sont sur le point de mourir, ceux qui sont devant mourir, ceuæ qui vont mourir. Nous inventons ainsi des verbes auxiliaires comme venir et devoir, en

plus des auxiliaires officiels être et avoir.

Les vides compliquent autant que le superflu et nous lancent dans l'arbitraire, puisque chacun traduit à sa guise, faute de temps correspondants.

Morituwri te salutant est plus expressif mais aussi complet que la périphrase classique : ceux qui vont mourirte saluent !

En analysant ce participe futur nous trouvons deux éléments modificateurs du radical : #, démonstratif masculin pluriel (ceux qui), wr ou tur, participe futur (étant sur le point de, devant) ; mori-t-uri — morientes futuri, les futurs mourants.

Il serait bien simple de décider que #r montrera le futur, non seulement au participe, mais dans ‘tous les modes,

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En néo-latin r est remplacé par er ou par r pour le mode indicatif: fr. aim-er-a, vend-r-a ; it. am-e-ra, vend-er-a ; esp. vend-er-a, prend-er-a, ete.

Il serait non moins simple de décider que la particule er montrera le futur au participe et dans tout autre mode qui aurait besoin d'un futur.

Mais ce serait faire double emploi d'adopter ex à l'indicatif et wr au participe. De même qu'une seule finale suffit pour les personnes, une seule particule suffira à indiquer le temps car ce que nous venons de dire pour le futur s'applique aussi bien au passé qui devra se révéler à première vue par un autre signe, par exemple par av que nous trouvons assez fréquemment aux passés du latin:

am-av-it il a aimé, il aima, am-av-isse avoir aimé.

am-av-er-il il aura aimé,

Añ-av-er-it nous présente réunis les deux intersuffixes av (passé) er (futur) ; ce temps est en effet un futur antérieur que nous appelons aussi futur passé.

Supposons que nous adoptions ces deux particules av pour le passé et er pour le futur de tous les verbes, sachant que tous les verbes se conjuguent sur amar, aimer, que signifierait am-av-ar et am-er-ar?

Ce serait l'infinitif æmar au passé et au futur, c'est-àdire : avoir aimé et devoir aimer,

Même procédé pour le participe amant :

am-ant signifie aimant dans le présent (qui aime, est aimant). AM-Av-4NE — aimant dans le passé (qui a aimé, ayant aimé). am-er-ant — aimant dans l’avenir(qui aimera,devant aimer).

Chaque temps étant indiqué par une particule inva-

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