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En latin, grâce à la finale caractéristique, on voit qué les pronoms sont inutiles.
Il faut choisir entre les deux systèmes, mais il est évident que si on adepte les pronoms il sera bien inutile d'avoir plusieurs finales. La conservation de ces débris de finales latines méconnaissables complique la langue sans aucun profit pour la clarté.
Quand on étudie les diverses manières de conjuguer les verbes et de former les temps on est effrayé de rencontrer tant de contradictions et tant d'exceptions. On se rend bien vite compte qu'il serait possible de n'avoir qu'une seule conjugaison régulière où les modes et les temps seraient obtenus par un procédé logique qui serait calqué sur un modèle unique.
Cette conjugaison pourrait être beaucoup plus complète
que les nôtres où il manque toujours quelque chose. Pourquoi le latin qui a un participe futur n'a-t-il pas de participe passé ? Pourquoi le français qui a un participe passé n'a-t-il pas un participe futur ?
Et quand une conjugaison est complète, pourquoi n'y a-t-il pas concordance de temps à chaque mode ?
Est-ce qu'un procédé unique de formation des temps n'abrégerait pas considérablement l'étude d'une langue ?
La simplification et la régularité s'imposent tellement à nos esprits que nous conjuguons tous les verbes nouveaux ou étrangers sur la première conjugaison. On ne fait plus de verbes en oër, ir, re!
Ainsi done, une seule finale suffit pour chaque temps et une seule conjugaison suffit pour lous les verbes. Voilà déjà une simplification énorme pour la langue
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internationale. Si nous supprimons en outre toutes les exceptions et si nous établissons un lien logique entre les temps de même espèce, on voit que le verbe devient d'une simplicité extraordinaire. Il n'y aurait pas plus de quinze formes nécessaires dans les deux mille deux cent soixante-cinq terminaisons verbales du français si on voulait les ramener à un modèle uniforme et logique. Et il n'y aurait plus besoin de cette collection de règles si compliquées, parfois si fantaisistes, pour l'emploi des modes et des temps, puisqu'il suffirait de se reporter au tableau unique. Il suffirait de connaître le radical pour y trouver la terminaison toute faite.
H y a, par ci par là, dans nos conjugaisons, des procédés qui aident considérablement la mémoire, mais il est dangereux de s'y fier : la régularité disparait brusquement.
Les enfants, toujours séduits par la logique, cons- -truisent imperturbablement des verbes réguliers quand le professeur ne les décourage pas. A force d'être repris et d'entendre formuler des règles de convention, ils perdent celte tendance naturelle. La langue internationale, seule, peut oser appliquer des règles logiques car elle ne peut pas froisser les susceptibilités pédagogiques, pas plus qu’elle ne peut froisser les susceptibilités nationales : les grammaires ne s'entendant pas entre elles, il n’y a plus aueune raison pour ne pas se mettre d'accord sur une grammaire logique.
Il va de soi qu'il ne faut pas heurter les habitudes reçues et que nous devons conserver les modes et les temps qui sont généralement connus.