VI AVANT-PROPOS
George Doncieux est né à Louhans, le 18 septembre 1856. Licencié en droit en 1876, licencié es lettres en 1877, il vint de Lyon, où il avait subi les épreuves de ces divers examens, à Paris, et se lança sans tarder dans la mêlée littéraire. De 1880 à 1884 il collabora au Paris- Journal, au Monde, au Contemporain, auxquels il donna de nombreux articles de critique littéraire et théâtrale. Il publia dans divers recueils et revues des poésies, qui seront réunies prochainement en un volume. En même temps, il préparait ses thèses de doctorat es lettres, qu'il soutint brillamment en Sor bonne, en 1887, sur les sujets suivants :
Le P. Bouhours, un jésuite homme de lettres au xvne siècle. De Tibulli amoribus.
Presque aussitôt après, il fut attiré par le charme archaïque et toujours vivace de la poésie du moyen âge et des légendes populaires : elles devinrent V objet de sa préoccupation presque exclusive. Je Vai vu tracer le plan d'un drame qui devait avoir pour sujet le beau conte français d'Amis et Amiles, un des joyaux de la littérature du XIIIe siècle; et Von a retrouvé, entièrement rédigé, scénario d'une pantomime mystique sur Marie-Madeleine, dont une chanson populaire, charmante et subtile en sa naïveté, lui avait fourni Vidée. Les observations que sa curiosité, toujours en éveil, lui avaient suggérées sur les patois de ■ la province à laquelle le rattachaient d'intimes souvenirs de famille, le Dauphiné, donnèrent lieu à ses premiers écrits sur les chansons populaires. C'est ainsi qu'en 1888 la Revue des patois Gallo-romans publia une série de chansons de cette région recueillies et commentées par lui : La Saint Jean, la Chanson du curé, le Mai. Bientôt il étendit le champ de ses recherches. Soutenu par la bienveillance et les encouragements d'un conseiller et d'un maître tel que M. Gaston Paris, il donna à la Romania, en 1891, son étude sur LaPernette, origine, histoire et