AVANT-PROPOS VII
restitution critique d'une chanson populaire romane. Cet écrit fut le point de départ du présent Romancero. La voie était trouvée : il poursuivit ; étudiant dans le même esprit un certain nombre de poésies de nos plus belles chansons populaires françaises, il publia le résultat de ses diverses investigations dans des périodiques spéciaux, Mélusine et la Revue des traditions populaires, songeant bien, dès le commencement de son entreprise, à réunir en un volume ces articles d'abord épars.
L'impression en fut commencée en 1900. Elle fut interrompue à deux reprises, par la maladie, puis par la mort de V auteur.
Dans sa pensée, le livre devait comprendre cinquante chansons . On en a retrouvé dans ses papiers quarante-cinq entièrement rédigées (sauf deux dont le commentaire est incomplet). Pour les cinq autres, les seules traces qui soient restées consistaient en de simples notes bibliographiques, qui permettent seulement d'en indiquer les titres :
Le Trépas de Monsieur de Néville.
Le Supplice de Biron.
La Fille en page et l'Amant sauvé.
La Fille .assassinée.
La Cane de Montfort.
Mais ces dernières chansons ne comptent pas au nombre des plus intéressantes que la tradition populaire française ait conservées {sauf peut-être La Cane de Montfort, à laquelle se rattachent des souvenirs rapportés par Chateaubriand), et le livre renferme d'autre part des éléments plus que suffisants pour qu'on doive le considérer comme complet.
Il paraît aujourd'hui, grâce aux soins fraternels de M. René Doncieux, qu'ont aidé dans sa tâche les conseils dévoués de MM. Henry Gaido^ et Eugène Rolland, qui furent, eux aussi, les confidents de George Doncieux pendant la longue élaboration de son œuvre d'érudition, de critique et de poésie.