Vire, Calais (J. suis 1. fils de...); cf. Piémont C
20. Epinal, Eure-et-Loir, Cey\èriat, Languedoc (J.' 'dragon), etc. ; cf. Retonfey, Champagne 1, Castelnuovo et Altare ; Catalogne A, B, C.
21. Bretagne, Lorient, Vire, Champagne 1 et 2, Retonfey, Finistère 2, etc.; cf. Catalogne B.
22. Bretagne, Finistère 2, Champagne 2, Retonfey, La Réole, Altare, etc., Castelnuovo (... gentille), Catalogne A (... bonicas); cf. Indèt. 2, Courseulles, etc.
Cette chanson est répandue si également par toute la France du nord, qu'on ne peut en particulariser le foyer; mais « la mer jolie », ces « trois vaisseaux» prestigieux en quoi consiste la fortune du tambour, sont des signes presque certains qu'elle est née au sein d'une population maritime, conséquemment sur le littoral du Poitou, de la Bretagne ou de la Normandie.
G. Doncieux. — Romancero populaire de la France. 28
L'allure du style, surtout l'emploi du décasyllabe à 4-]- 6, attestent sa modernité. De fait, c'est vers le milieu du xvme siècle qu'il convient de la placer ; car la filiation fantastique du jeune tambour (vv. 18 et 19) équivaut pour la chanson à un acte de naissance positif. Si « le roi d'Angleterre » est un personnage vague, il n'a existé, depuis des siècles, qu'une seule femme à qui pût convenir le titre de « reine de Hongrie » : c'est Marie-Thérèse d'Autriche, couronnée reine de Hongrie à la diète de Presbourg, en septembre 1741, dans des circonstances étrangement dramatiques et qui firent sur les contemporains la plus vive impression; ajoutez que le nom de cette grande reine, pendant vingt ans que ses armées se rencontrèrent avec les nôtres, ou comme adversaires, ou comme alliées, devait fréquemment revenir dans les propos des Français x.
Le jeune homme à la rose est, à l'origine, un tambour. Et de même que son premier état, ses métamorphoses variées en « dragon », en « lancier », en « grenadier », en « soldat » montrent assez dans quel monde la chanson s'est propagée. Toutefois, que ce tambour servît dans l'armée de terre, il ne semble pas. Ce n'est point, je pense, un terrien qui parlerait de la mer jolie, qui posséderait des cargaisons en patrimoine, qui armerait un vaisseau pour promener sa belle. Et comme on sait que dans la marine de l'État les exercices et les manœuvres se font au son du tambour, le héros de la chanson — et le chansonnier, car l'un ici entraîne l'autre, — devait être plutôt un tambour de la flotte royale.
Maintenant, ce matelot poète, qu'avait-il au juste dans l'esprit, en composant cette scène à trois personnages d'une si gentille extravagance ? Le soi-disant rejeton du roi George et de la reine Marie-Thérèse n'est-il, à son idée, qu'un simple tam-
1. J'ai trouvé dans le recueil des Poésies pop. de la France, mss. B. N., une autre pièce, d'ailleurs sans intérêt, où « la reine de Hongrie » est associée au « roi de Prusse » : il s'agit là, bien évidemment, de Marie-Thérèse et de Frédéric II.
bour, un fieffé hâbleur qui se moque effrontément du roi et de sa fille ? Ou plutôt, ce fantasque tambour, ne serait-ce pas quelque prince déguisé, comme on en voit dans les contes des fées ou les comédies de Marivaux, qui s'en vient incognito éprouver les cœurs et veut être aimé pour lui-même ? Que si le « jeune premier » de la comédie offre un caractère ambigu, ■l'ingénue, en revanche, et le père noble sont d'un type très pur; et leur simplicité se passe de commentaire. Quant au lieu de la scène, c'est un royaume où les infantes à leur balcon font des agaceries aux tambours qui passent, où les tambours, sans sourciller, demandent au Roi la main de sa fille, où le Roi leur réplique sur l'heure en s'enquérant du chiffre de leur fortune : et voilà tout ce qu'on en peut dire.
Le Joli Tambour a été traduit, mot pour mot dans l'idiome armoricain : voyez la version trégoroise, publiée par Ernault, Mélusine, VI, 1893.
CATALOGUE DES VERSIONS
France '{oïl et oc)
Berry : J.-J. Ampère, d'après Sainte-Beuve, Poês. pop. de la France.
Instructions, 1853. (Le texte autographe de S.-B est conservé dans
les Poés. pop. de la France, II, mss. B. N.) — Repr. par Champ-
fleury, Chans. pop. des prov. de France. Loiret : Poés. pop. de la France, II, mss. B. N., réd. 1854. Anjou : Ibid., II, r. 1855. Saint-Dié (Vosges) : Papigny, ibid., II [s. d.]. Bain (Ille-et-Vilaine) : Rolland, d'après Orain, Rec. de Chans. pop.,
Roquecor (Tarn-et-Garonne) : Daymard, Vieux Chants pop. rec. en
Quercy, 1889.
Attigny : Meyrac, Tradit. des Ardennes, 1890. La Roche-s.-Yon : Trébucq, La Chans. pop. en Vendée, 1896. Séez (Savoie) : J. Favre, inédit, r. 18961.
1. Les Nouvelles Parodies bachiques de Ballard, 1700, contiennent une chanson dont le premier vers « Mon mari va à la taverne » pourrait faire croire à quelque parenté avec celle-ci ; mais dans le fait, ces deux pièces n'ont pas de rapport.
Une chanson ardennaise, recueillie par Nozot (Poés. pop. de la France, II, mss. B. N.) est aussi, de fond et de forme, distincte de la Femme du routier, quoi qu'il s'y en soit probablement glissé quelque réminiscence.
Piémont Montferrat : Ferraro, Canti pop. monferrini (n° 48), 1870.
FORMULE RYTHMIQUE
Complainte. Tercets composés d'un vers de iosyl. =4+6, masculin, qui ne rime pas, et de deux vers de 12 syl. = 4 + 6féminins assonant ensemble.
TEXTE CRITIQUE
Triste et dolente, la femme du roulier
S'en va dans le pays de taverne en taverne,
Pour chercher son mari — lalira — avec une lanterne
« Bonsoir, l'hôtesse, mon mari est-il là ? »
— « Oui, madame, il est là, dans la plus haute chambre, A prendre ses ébats avec une servante. »
— « Ah ! chien d'ivrogne, pilier de cabaret ! Tu manges tout ton bien avecque des canailles, Et moi et tes enfans nous sommes sur la paille. »
i. a) Roquecor, Saint-Dié (.. d'un bambocheur), Attigny (... d. tambour); cf Berry. — b) Saint-Dié, Roquecor, Attigny -(- Berry ; cf. La Roche, Monferrat, Bain. — c) Berry, Anjou, Roquecor, Saint-Dié (Recherchant...), La Roche (En ch...), Attigny (Ch. après...) ; d'après La Roche, Anjou, Attigny et Montferrat, la « femme du roulier » est devenue « femme du tambour ».
La généralité des versions coupent le 3e vers, à l'hémistiche, par une onomatopée du type « lalira » (La Roche, Anjou, Roquecor, Saint-Dié; Sée%, Berry; cf. Attigny), ou « nom de nom! » (Bain). Cet ornement rythmique ne constitue pas à proprement parler un refrain.
2. a) Saint-Dié, Roquecor, Bain -j- La Roche, Montferrat ; cf. Berry, Anjou, Loiret, Sée%. — ■ b) Berry -\- La Roche, Roquecor, Anjou, Sée% ; cf. Saint-Dié, Bain. — c) Anjou, Berry (Et qui pr...); cf. Roquecor, La Roche, Saint-Dié, Sée%, Bain.
3. a) Roquecor (allons v...), Attigny (Te voilà.. ), Anjou (O ch...), La Roche (Ah! gueux d'iv., coureur de c); cf. Saint-Dié, Sée\, Loiret, Bain. — b) Berry, La Roche (...mon. b. av. les jeunes filles); cf. Anjou, Saint-Dié, Attigny, Roquecor, etc. — c) Roquecor -j- Berry.
— « Dame l'hôtesse, apportez-nous du vin ! Apportez-nous du vin dessus la table ronde, Pour boire à la santé de ma femme qui gronde. »
La pauvre femme s'en retourne au logis,
El dit à ses enfans : « Vous n'avez plus de père !
Je l'ai trouvé couché avec une autre mère. »
— « Hé! bien, ma mère, hé ! bien, que dites-vous? Nous savons bien [pour] sûr que nous avons un père Il fait le libertin, nous ferons tout de même ! »
4. a) Roquecor, La Roche (...qu'on m'app...), Berry (...ap.-moi d. bon v.).
— b) Berry -f- Roquecor ; cf. La Roche, Saint-Dié. — c) Roquecor ; cf. Berry, La Roche, Saint-Diê.
5. a) La Roche, Berry (...à son 1.), Attigny (... va tout en pleurant); Bain (L. bonne f... en pleurant); cf. Roquecor. — b). La Roche, Bain, Berry; cf. Roquecor, Attigny, Sée\. — c) Berry, Attigny (... av. sa commère) ; cf. Saint- Die, Roquecor, Montf errât, Bain.
6. a) Berry -\- La Roche; cf. Roquecor, Saint-Dié, Bain. — b) Saint-Diè, Roquecor, Sée\ -f- La Roche. Dans toutes ces versions il manque deux syllabes au Ier hémistiche du vers, à quoi je supplée par une expression conjecturale.
— c) La Roche -f- Berry ; cf. Saint-Dié, Roquecor, Bain, Sée%, Montf errât.
La Femme du roulier, que le Midi connaît peu, et seulement sous forme française, fut composée dans la France d'oïl (province incertaine). Quant à la date, l'emploi du décasyllabe coupé à 4 — |— 6, la tendance de l'assonance féminine vers la rime, le caractère de la langue (le mot « libertin1 » pris dans le
1. Si l'on admettait la variante « bambocheur », donnée par quatre versions, le mot serait encore plus moderne.
sens vulgaire de débauché, se trouverait à peine au xvne siècle), sont autant de signes concordants d'une époque assez récente; d'autre part le rédacteur de la version angevine témoigne qu'elle était chantée, vers la fin du xvme siècle, par de jeunes garçons qui, sans doute, la tenaient de soldats (selon cette version, le mari est tambour, et la femme vivandière) ; ainsi elle peut remonter au milieu du xvme siècle.
Cette chanson, belle en sa brutalité, et qui ne déparerait point la Chanson des Gueux de Richepin, représente un côté tout à fait rare de la poésie populaire. Elle est réaliste. Nul vestige de ce naïf idéal, ni de cette morale élémentaire, qui ont coutume de charmer ou de consoler l'esprit du peuple. Même la pitié ne s'y sent point. La grande peine de cette pauvre femme nous apparaît comme écrasée entre l'abrutissement de son mari et la perversité précoce de sa géniture; et la compassion qu'elle inspire s'efface presque dans l'ironie noire de ce tableau de mœurs. Celui qui a vu et qui a peint cela, quelle était sa condition sociale? quel était son état d'âme? Quoi qu'il en soit, cet homme sans lettres exprimait à sa façon, et rudement, des choses profondes, la fatalité de la misère et du mal, l'injustice éternelle des Destinées.
LA BELLE AU JARDIN D'AMOUR
CATALOGUE DES VERSIONS
France (oïl et oc)
Bourges : Boyer, Poés. pop. de la France, III, mss. B. N., réd. 185e. Picardie : Champfleury-Wekerlin, d'après Mme P. Dupont, Chans.
pop. des prov. de France, 1860.
Bas-Poitou : 1 Bujeaud, Chants pop. des prov. de V Ouest, I,
Aunis et Saintonge :\ 1865 x.
Saint-Just-Malmont (Hte-Loire) : Smith, Romania, VII, 1868. Lorient : Rolland, Rec. de Chans. pop., I, 1883. Boulonnais : Id., d'après Deseille, ibid., 1883. Ceyzériat : Guillon, Chans. pop. de l'Ain, 1883. Indéterminé : de Colleville, la Tradition, VII, 1893. Franche-Comté : Beauquier, Chans. pop. rec. en Franche-Comté,
Champsaur (région dauphinoise) : Tiersot, inédit, r. 1895.
FORMULE RYTHMIQUE
Complainte. Vers de 16 syl. =8+8, féminins, rimant deux par deux : le distique forme couplet.
1. La version Aunis n'est qu'un rifacimento partiel, en vers plus courts, de Bas-Poitou.
TEXTE CRITIQUE
La belle est au jardin d'amour, el y a passé la semaine.
Son père la cherche partout et son amant qu'en est en peine.
« Faut demander à ce berger s'il l'a pas vu' dedans la plaine. Berger, berger, n'as- tu point vu passer ici la beauté même ? »
— « Comment est-elle donc vêtu'? est-ce de soie ou bien de
[laine? »
— « El est vêtu' de satin blanc dont la doublure est de futaine. »
— « El est là-bas, dans ce vallon, assise au bord d'une fontaine ; Entre ses mains tient un oiseau, la belle lui conte ses peines.»
i. a) Boulonnais , Saint-Just, Bas-Poitou (... c'est pour y p. 1. s.); cf. Comté, Cey^ériat, etc. — b) Boulonnais, Bas- Poitou, Comté (... am. en est...); Champsaur (... qui est...); cf. Bourges, Saint-Just, 'Picardie, etc.
2. a) Boulonnais, Cey^ériat -\- Comté, Champsaur et Lorient (dedans la plaine); cf. Saint-Just. — b) Boulonnais, Comté, Picardie (... n'as-t. p. v. (bis) 1. b. m.?), Bas-Poitou (id.), Cey^ériat (... une fille, 1. b. m.?); cf. Indét., Saint-Just, Lorient, etc.
3. a) Picardie, Saint-Just (Oh, com...); Bas-Poitou (Comment (bis)...) + Boulonnais, Lorient (est-el en s... en 1...), Comté (était-ce en s ). — b) Boulonnais ; cf. Bas-Poitou (tablier de sat. bl... jupon de tiretaine), Picardie (..., blanches mitaines), Saint-Just (... bl. en satin... mouchoir couleur de rose), Comté (... sat. bl... robe en soie rose).
4. a) Boulonnais, Comté, Picardie (ces v..), Saint-Just (id.), Indét. (id.); cf. Bas-Poitou, Lorient, etc. — b) Cey^ériat, Champsaur (E. s. bras... el 1. rac), Saint-Just (... à qui 1. b...), Comté (... est u. o., à qui), Picardie et Boulonnais (Dans ses mains... à qui...), Lorient (Et dans sa m... à qui...); cf. Bas-Poitou, Bourges.
LA BELLE AU JARDIN D' AMOUR . 443
— « Petit oiseau, que t'es heureus d'être entre les mains de
[ma belle!
Et moi qui sui son amoureus, je ne pui pas m'approcher d'elle. »
« Faut-il être auprès du ruisseau, sans pouvoir boire à la fon-
[taine ? »
— « Buvez, mon cher amant, buvez, car cette eau-/# est sou-
veraine. »
— « Faut-il être auprès du rosier, sans en pouvoir cueillir la
[rose ? »
— « Cueillez, mon cher amant, cueillez, car c'est pour vous qu'el
[est éclose. »
5. a) Saint-Just, Cey^ériat (... d. la b.), 'Picardie (d' et. ainsi prèsd. m. b...), Comté et Louent (P. ois., tu es... dans la main...); cf. Bas-Poitou; înàèt.
— b) Bas-Poitou, Picardie, Champsaur, Lorient, Bourges (.. j. n'oserais..); cf. Cey^ériat, Comté, Saint-Just, Indét.
6. a) Cey^ériat -\- Saint-Just (auprès du ruisseau). « Faut-il » est fourni par Comté au couplet suivant. — b) Cey^ériat -j- Saint-Just (mon ch.). Je supplée « là », au lieu de la cheville « en » que donne le texte.
Ce couplet donné seulement par Cey^ériat et Saint-Just, est représenté en outre dans lndét. et Bourges par une variante du 7e.
7. a) Picardie, Ceyçériat, Saint-Just -f- Comté (Faut-il); cf. Indét., Bourges,
— b) Cey\ériat -j- Comté, Picardie, Saint-Just, Indét.; cf. Bourges.
Cette chanson est originaire d'une province d'oïl (Est?), mais on ne saurait dire laquelle. De tous les poèmes notables, que nous a conservés la tradition populaire, c'est sans doute un des plus récents. Tout moderne de langue, il y règne encore une sorte de préciosité sentimentale, qui date. Cela sonne à l'unisson des romances de Berquin, des bergerades de Florian;
et ce jardin d'amour hanté par des belles en robe de satin blanc, vous a je ne sais quel air du parc du Petit-Trianon. Il est vrai aussi qu'une idylle de Mme des Houlières donne à peu près la même note1. En somme, il faut assigner le xvme siècle à une telle complainte, ou bien le xvne siècle finissant. Observez au demeurant que l'auteur est, comme poète, un raffiné : il ne se contente pas pour ses vers féminins de l'assonance coutumière, il les rime fort exactement (sauf au 2e couplet, l'assonance plaine : même, qui peut passer encore pour une rime négligée), et cette exactitude-là n'est sans doute point le fait du hasard.
Les vers sont jolis,, et plaisent par une grâce langoureuse et mièvre. D'action, il n'y en a guère, ou le peu qu'on en voit est énigmatique : pourquoi s'est-elle réfugiée, cette belle, toute une semaine au jardin d'amour ? quelles sont ces grandes peines qu'elle y va conter à un oiselet ? Questions, sur quoi le monde ne sera jamais fixé ; questions aussi difficiles à résoudre qu'il l'est de savoir pour quel délit fut emprisonné l'amant de. la Pernette, et si la Pernette épousa son Pierre. Le plus clair, ici, c'est que l'amant appartient à l'espèce des amoureux timides : il se plaint, il soupire, il n'ose s'approcher; il faut que la fugitive encourage ce pauvre galant, qu'elle le convie ellemême à boire à la fontaine d'amour, à cueillir la rose d'amour. Car c'est ainsi, je suppose, qu'il faut entendre le dialogue de la fin. Et cette extrême discrétion de l'amant, ne serait-ce point justement là le secret des mélancolies de la belle? Mais il ne convient pas de presser trop fort une fable si vaporeuse. Ne cherchez rien davantage, en ce pastel un peu flou, qu'un paysage idyllique et rococo où se groupent joliment quelques figures indécises.
i. Comp. à la strophe 4 ce début d'un madrigal adressé par elle à une « agréable prairie » :
Comme vos fleurs, mes ennuis sont sans nombre, Je voudrais vous les raconter.
Et à la strophe 5, ce vers de l'idylle des Moutons (164) :
Hélas : petits moutons, que vous êtes heureux