‹ Le romancéro populaire de la FranceChapitre 158 sur 160 · U-4J-JJ-M · texte numérisé non relu

U-4J-JJ-M

Quand Pierre

par-tit pour l'ar — mé — e sept ans demeu-

ft

rer, sept ans demeu rer,

A lais-sé

s a — mie

Gre-

no — ble, Qui fait que pieu — rer, qui fait que pieu — rer.

2 mélodies (Provence, Arbaud, 1862, et Indét., Mme Millet, 1894). J'adopte la seconde, que j'ai notée sous la dictée de Mme René Millet, et publiée dans la 3me série de mes Mélodies populaires des provinces de France.

Une seule mélodie (Franche-Comté, Beauquier, 1894). Insignifiante: ne mérite pas d'être donnée.

INDEX MUSICAL

Lent.

te

Jr-\ V

ri— V~Û= £—3

Qui veut ou — ïr chan — son, chan — son — net — te nou-

vel — le, Chan — te ros — si — gno

let!

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Qui

veut ou — ïr chan — son, chan — son — net -te nou — vel

le?

Sur les 21 versions inscrites au catalogue, 9 ont leurs mélodies (dont 3 des Alpes françaises, inédites). Ajoutez une iome, inédite, notée par moi en Bresse. Saut Provence, Arbaud, 1864, qui commence par le vers : « Le premier jour de mai » et dont la mélodie est un air gai de danse à deux temps, toutes ces mélodies appartiennent au même type, que caractérise principalement le refrain : Chante rossignolet! D'autre part, cette mélodie, avec son refrain, a été appliquée à d'autres chansons ; voyez par exemple : «J'entends le rossignolet » dans Bujeaud, I, 199. George Sand a composé sur elle une chanson imitée des chansons populaires (et prise pour telle par les auteurs de certains recueils) dont le texte figure dans son roman des Maîtres Sonneurs, et qui se répandit dans les milieux artistiques de son temps : M. Français me l'a chantée, en même temps que les chansons populaires provenant de Gérard de Nerval; la forme mélodique en est excellente. Toutes ces mélodies, de dessin presque identique, ne diffèrent entre elles que par le mode, les unes se chantant en mineur, les autres en majeur : l'une même {Morvan,

Tiersot, 1890), offre un mélange très caractéristique et expressif, autant que rare, de majeur et de mineur (je l'ai harmonisée dans mon 3e recueil de Mélodies populaires des provinces de France). Bien que les versions majeures conservent un grand fond de mélancolie (voir notamment la version que j'ai donnée dans mes Ch. pop. des Alpes françaises), les versions mineures, en grand nombre (notamment Vosges, Thiriat, 1887; Franche-Comté 2, Beauquier, 1894; la mélodie dictée par M. Français), semblent mieux convenir, par leur accent, au sentiment de la complainte. Nous choisissons la version franc-comtoise, en en rectifiant le rythme d'après la généralité des autres leçons, notamment la version Français.

Modéré.

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de si grans ap — pas [Qu']il a char

Re - naud

mé la fille au Roi. L'a bien em — me — née

sept

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lieu's Sans qu'[il] lui dît un mot ou

deus.

L'a bien em-

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— itn&rfc

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me-née à sept lieu's Sans qu'[il] lui dît un mot ou deus.

INDEX MUSICAL

5 mélodies, dont 2 inédites (Normandie et Alpes françaises). Toutes du même type, fort plat. Je choisis la version que j'ai notée dans les Alpes. — Qu'il soit permis à l'auteur de ces notes de mentionner à ce propos le poème symphonîque qu'il a composé sur le sujet de la variante flamande : Sire Halewyn, œuvre qui fut exécutée pour la première fois au Conservatoire de Nancy, puis aux concerts Lamoureux, en i898.v

Modéré.

^fei=H^EÊ

Je — sus Christ s'ha — bille en

povre,

l'au-mô-ne va

pppiïii^p^^i^

de — man — der.

« Monsieur qu'êtes sur la

pot

fi:

jg

te,

fai — tes moi la cha — ri té ! »

5 mélodies. Sauf Picardie, Champfleury-Wekerlin, 1860, et Franche-Comté, Beauquier, 1894, au suJet desquels l'observation faite dans le catalogue des versions (que la seconde est issue de la première et peut être négligée) est applicable à la musique aussi bien qu'aux paroles, toutes ces versions mélodiques sont absolument différentes. Nous adoptons la mélodie picarde, à cause de son beau caractère, encore que d'autres aient peut-être plus qu'elle les apparences du chant populaire.

Un peu lent.

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ÎP

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Il é — toit trois pe — tits en fans, Qui s'en al-

ff=35=P

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loient gla — ner aux

champs. S'en sont al

lés chez un bou-

,— ftrjErfr

cher : « Boucher, vou — drois tu nous

lo — ger ?» — « Allez, al-

rft:

It

lez, mes beaus en fans, Nous a-vons trop d'empê — che — ment. »

2 mélodies, dont l'une (Ardennes, Nozot, 1857) n'est autre que le criant de l'hymne Tantum ergo. Une troisième, d'un beau caractère, mais aux formes visiblement retouchées et modernisées, a été notée récemment dans Wekerlin, Ch. pop. du pays de France, 1903. L'autre mélodie a été publiée sous le nom de M. A. Gouzien; mais je puis attester qu'elle n'est pas de la composition de ce dernier, et que, sauf les quelques retouches qu'il a cru devoir y apporter, elle n'est autre que la mélodie populaire mise en circulation par Gérard de Nerval et ses amis dans le monde d'artistes où il fréquentait. Cela m'a été affirmé par M. Français, qui m'a chanté cette mélodie en m'en indiquant la source : je la transcris telle que je l'ai notée sous sa dictée.

INDEX MUSICAL

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