XXXI II
SAINT NICOLAS ET LE NOURRISSON BRÛLÉ
3 mélodies, de type incertain, et peu correctement notées. Nous n'en donnons aucune.
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Une des mélodies les plus dédaignées des collectionneurs : aucune des versions portées au catalogue n'en donne la musique. Je pense en avoir publié la première notation en l'insérant dans mes Ch. pop. des Alpes françaises, d'après lesquelles je la reproduis. Au reste, la chanson est bien connue dans le petit monde enfantin, où on la chante presque toujours sous la forme exacte de notre notation.
Asse^ animé.
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Au pont de Nant' un bal est as — si — gné, Au pont de
Nant' un
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Encore une petite chanson du répertoire enfantin, où sa brève formule mélodique se chante à peu près partout sans altérations notables.
Un peu lent.
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Po — vre sol — dat revient de guer-re, Lon la,
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Mal é — qui -pé, tout mal vê — tu, Un pied chaus — se et l'autre
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Sur les 1 1 versions inscrites au catalogue, 5 ont leur mélodie. En ajouter 3 inédites, recueillies par moi dans les Alpes
INDEX MUSICAL
françaises. La plupart sont dissemblables ; pourtant un type se dégage, malgré des différences assez sensibles, des trois versions suivantes : Aunis, Bujeaud, 1866; Maine, Mme Destriché, 1890; Alpes françaises, inédite. C'est cette dernière que nous avons adoptée.
Chanson peu connue au point de vue musical : on en a publié seulement 3 mélodies, dissemblables, sans caractère, et dont aucune ne saurait être présentée comme type.
Modère.
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Bra — ve ca — pi tai — ne, Re — ve - nant de
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guer-re, Cher-chant ses a — moars.
Les a tant cher —
ché — es Qu'il les a trou - - vé — es De — dans u — ne
tour.
Celle-ci au contraire est des plus connues, et le type mélodique s'en dégage facilement par la comparaison d'un grand nombre de versions notées, qui, malgré les variantes, s'y rattachent presque toutes. Sur les 28 versions inscrites au cata-
5io
logue, 9 ont la mélodie, et j'en ai entendu, d'autre part, un si grand nombre, presque toujours semblables, que j'ai depuis longtemps négligé d'en prendre note. A la vérité, la division des vers en mesures à trois temps dans la première partie, tandis que la seconde partie les divise en mesures à quatre temps, a embarrassé beaucoup de notateurs novices. Je donne une version que j'ai recueillie en Normandie.
A ouvernent de marche.
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Sont trois tam — bours re — ve-naut de la guer-re, Ran tan- plan plan
ffin-r p^Ti7ïT\ r c rC i r- pa
plan, et ran, ran pa — ta — plan, re — venant de la guerre.
Encore une chanson dont on a noté un grand nombre de versions mélodiques. Sur les 40 textes indiqués au catalogue, 17 ont la musique (il est vrai que plusieurs mélodies sont bien mai transcrites), et il serait facile d'augmenter le nombre des notations en recourant aux recueils musicaux de chansons enfantines. Toutes ces chansons sont en rythme d'ancienne marche française, le plus généralement à six-huit ; le refrain imitatif : Ran pataplan, tient habituellement une large place dans le développement du couplet. Mais beaucoup de mélodies n'ont d'autre ressemblance que celle de la mesure et du rythme. Un type se dégage pourtant de la comparaison des versions suivantes : Meurthe, Rolland, 1855; Pays messin, de Puymaigre, 1865; Finistère, Rolland, 1886; Montbéliard, Mémoires de la Société
INDEX MUSICAL
SU
d'Emulation, 1897; enfin une version inédite que j'ai notée sous la dictée de M. Français, lequel l'avait entendue dans les ateliers de peintres, où elle avait principalement Nanteuil pour interprète. C'est cette dernière que nous avons choisie.
Un peu animé.
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3 mélodies : 2 de même type (Berry, Ampère, 1853, reproduite par Champfleury- Wekerlin ; Ardennes, Meyrac, 1890); la troisième toute différente {Vendée, Trébucq., 1896). Nous donnons la première.
LA BELLE AU JARDIN D'AMOUR
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La belle est au jar-din d'à mour, el y a
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Sur les 11 versions inscrites au catalogue, 7 ont la musique; ajouter 2 mélodies inédites, notées par moi, Tune dans le Morvan, l'autre, à Paris, sous la dictée de M. Français. Celle-ci dérive de la même source que la version Picardie, Champfleury- Wekerlin, d'après Mme Pierre Dupont, 1860. Les versions Cey^ériat, Guillon, 1883, et Morvan, inêd. appartiennent à ce type, qui peut être tenu pour celui de la chanson, encore que des versions de l'ouest {Poitou, Bujeaud, 1865, et Louent, Rolland, 1883) offrent un autre type qui n'est pas sans valeur. Les autres mélodies sont de forme différente. Nous choisissons la version inédite Français.
Asseï animé.
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INDEX MUSICAL
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Sur 28 textes indiqués au catalogue, nous avons 9 mélodies; il en faut ajouter 3 inédites, des Alpes françaises; au total, 12. Il convient d'y joindre des chansons d'une toute autre forme au point de vue de la mélodie et du refrain, mais dont la poésie n'est autre que celle de cette chanson, par exemple Petite marjolaine, dont plusieurs versions de Savoie et du département de l'Ain sont reproduites ou mentionnées dans mes Ch. pop. des Alpes françaises, et C'était la fille d'un prince, version de la Sologne, publiée dans mon 3me recueil de Mélodies populaires des provinces de France (une variante de cette version est signalée par George Sand comme populaire dans le Berry).
Au sujet de cette chanson, voir les explications données sur le n° XXV : Le Plongeur noyé. Éliminant tout d'abord les formes particulières citées en dernier lieu, ainsi que celles que nous offrent 2 mélodies sur les 12 signalées, nous restons en présence des deux types qui nous sont déjà connus par la chanson du Plongeur, savoir le refrain : Sur le bord de file, et cet autre : Vogue marinier, vogue.
La première de ces mélodies nous est donnée (plus ou moins purement) par 8 versions;
La seconde, par 2 seulement.
La première comportant le refrain adopté par la version critique, nous avons donc, pour déterminer le type mélodique, à
G. Doncieux. — Romancero populaire de la France. 33
choisir entre les 8 versions, plus 6 qui nous sont déjà connues par le Plongeur, au total 14. Plusieurs étant d'ailleurs parfaitement semblables entre elles, nous avons choisie la première en date : Champagne, Champfleury-Wekerlin.
LE BATEAU DE BLÉ ET LA DAME TROMPÉE
Asse% v'f-
De-vant Bor — deaux est ar — ri — vé, Devant Bor-deaux est ar — ri-
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vé Un beau ba teau char-gé de blé! Nous i — rons sur
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Veau nous y pro — me ner, Nous i — rons jou — er dans Vi le!
4 mélodies: Canada, Gagnon, 1865, et 3 mélodies de Louent, Rolland, 1883. Toutes de type à peu près pareil, mais les trois dernières insignifiantes, tandis que la version Canada, qui d'ailleurs a le refrain adopté par le texte critique, est d'une forme mélodique plus heureuse. C'est donc celle-ci que nous avons choisie.
Assez animé,
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Mal — broughs'en va en guer-re, Mi-ron — Ion ton ton mi — ron —
INDEX MUSICAL
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tai—ne, Mal — brough s'en va en guer-re : « Ne sai quand revien-
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drai; Ne sai quand revien — drai,
Ne sai quand revien — drai.»
On pourrait multiplier les indications musicales de l'époque où la chanson s'est répandue dans Paris (règne de Louis XVI). Quant aux recueils modernes, le commentaire littéraire constate avec raison qu'ils ont pour la plupart négligé cette chanson, si répandue par ailleurs : nous ne la trouvons, pourvue de sa mélodie, que dans deux : Canada, Gagnon, 1865, qui ne fait que reproduire l'air connu, et Vendée, Trébucq, 1892, qui donne un air traditionnel tout différent. Nous ne pouvons que rééditer l'air tel qu'il s'est chanté à Paris et dans toute la France depuis la naissance du dauphin, fils de Louis XVI.
Très modère.
En re — ve nant de no — ces j'é — tois bien
fa — ti-
L1U-UJ:
gué'
Au bord d'u — ne fon tai — ne je me suis
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Chanson dont un très grand nombre de variantes, littéraires et musicales, nous sont connues. Ecartant d'abord les notations anciennes, qui ne sont probablement pas populaires, ainsi qu'un certain nombre de mélodies particulières, nous nous trouvons en présence de deux formes principales, dont la musique correspond à l'un de ces deux vers par lesquels commencent la plupart des versions :
i° En revenant de noces;
2° A la claire fontaine.
La deuxième forme, la moins répandue, localisée aux régions de l'ouest, et n'ayant laissé qu'un petit nombre d'échantillons, est, mélodiquement, peu caractérisée : à peine trois versions, qu'on trouvera dans les recueils de M. Eugène Rolland, pourraient-elles être groupées pour en représenter le type.
En revanche, la forme « En revenant de noces » est des plus répandues, et je ne crois pas exagérer en avançant que la chanson qui commence ainsi, sur une mélodie toujours pareille (à quelques inflexions et au refrain près) est la plus populaire qui soit en France, chantée delà Normandie, la Bretagne, la Vendée, jusqu'aux Ardennes, aux Vosges, à la Franche-Comté et au fond des vallées alpestres. Je l'ai recueillie et entendue si souvent que j'ai depuis longtemps renoncé à la noter, ne trouvant plus rien de nouveau dans des versions toujours semblables. Celle qu'on a reproduite m'est connue depuis mon enfance : je l'ai entendue en Bresse ; elle ne diffère en rien d' un grand nombre de celles que j'ai trouvées un peu partout depuis lors.