‹ Le romancéro populaire de la FranceChapitre 65 sur 160 · CANZONE VÉNITIENNE · texte numérisé non relu

CANZONE VÉNITIENNE

Quatrains en décasyllabes rimant deux par deux. La canzone est représentée par 4 versions :

Venise : L. Carrer, 'Prose e Poésie, IV, 1838, (version résumée en prose, et très inexactement).

Vicence : Wolf, d'après Widter, Volhlieder ans Venetien, 1864. Pontelagoscuro : Ferraro, Canti pop. di Ferrara, 1877. Rovigno : Ive, Canti pop. istriani, 1877. :

TEXTE TRADUIT

(1) Le comte Anzolin {Venise, Vicence, Rovigno ; d'où « Cagnolino » dans Pontelagoscuro) est allé à la chasse, et il a été mordu par un chien {Vicence). (2) [Sa mère lui dit :] « Je me réjouis pour vous, comte Anzolin : ta femme a fait un enfant. » — « Si elle a un enfant, faisle baptiser {Vicence, Rovigno). (3 et 4) Dans mon cœur, je me sens mal... {Vicence, Rovigno). Si je vais mal, ne le lui fais pas savoir : car en ce lit je la verrais mourir. » {Rovigno, leçon corrompue; variante de Vicence : « ... Éloigne-la, qu'elle n'entende pas le son de la cloche! »). (6) « O ma chère belle-mère, qui m'es plus que mère ! pourquoi les serviteurs lamentent-ils ainsi ?» — « O ma chère belle-fille, qui m'es plus que fille ! c'est qu'il est mort le plus beau cheval de l'écurie. » {Vicence, Pontelagoscuro). — (7) « De cela, je n'en ai cure, pourvu qu'Anzolin soit en santé. » {Vicence, Pontelagoscuro, Rovigno). ...... .(11) « O ma chère belle-mère, pourquoi

les cloches sonnent-elles?» — « O ma chère belle-fille, c'est pour

un pèlerin de Rome. » {Venise, Vicence, Rovigno)

— (13) « Orna chère belle-mère, quel jour relèverai-je?» — « Le

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