‹ Le romancéro populaire de la FranceChapitre 73 sur 160 · Lasalle, Taussac. — Provence dit pour finir · texte numérisé non relu

Lasalle, Taussac. — Provence dit pour finir

Se set ans l'ai gardada, es per un de mes fis.

De même Brassac. Ailleurs il y a d'autres terminaisons. Mais le vers adopté paraît probable.

La plupart des versions sous-entendent, et quelques-unes expriment, que l'Escrivette est demeurée vierge.

TRADUCTION

[On] marie l'Escrivette, la fleur de son pays. 2 [On] la marie tant jeune qu'[el ne] se sait pas vêtir.

Son homme va en guerre, pour la laisser nourrir. 4 Au bout de sept années, son homme s'en [re]vient.

S'en va frapper la porte : « Escrivette, ouvre[-moi] ! » 6 Sa mère fait réponse : « L'Escrivette [n']est pas ici.

[Nous] l'avons mandée à l'eau I [ne] la voyons pas [re]venir : 8 Les Mores l'auront prise, les Mores Sarrasins. »

— « Je Tirai bien chercher, quand [je] saurais d'[en] mourir ! 10 Ferai faire une barque toute [d']or et [d']argent fin,

Et la mettrai sur [l']eau, pour elle découvrir. » 12 Lèvent la lui transporte [à] cent lieues loin d'ici.

Trouva trois buandières 2 qui lavaient des draps fins : 14 « Dites-moi, buandières, qu'est-ce que ce château-là ? »

— « C'est le château des Mores, des Mores Sarrasins. »

16 — « Dites, comment s'appelle la dame qui est dedans ? »

— « [On] l'appelle l'Escrivette, ia fleur de son pays. »

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