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CHAPITRE XIV

LES PRlMaPAUX CHANGEMENTS QUE LE ROHANISHE A FAIT SUBIR, A ROME, AUX PRINCIPES DU CHRISTIANISME, OU LA PERIODE DE SA CONSOLIDATION.

Le Romanisme^ en suivant ses principes érigés par le pape Grégoire VII en système de forme théocratique, mais dont le fond était exclusivement temporel, s'occupa dès lors très-activement de détruire tous les principes libéraux du Christianisme et d'élever à leur place ceux du despotisme païen, sous le nom de catholicisme romain.

Qu'on examine les falsifications que depuis cette époque le Romanisme a faites des dogmes et des pratiques de la religion chrétienne au nom de l'Église de Rome, et l'on rencontrera partout et bien évidemment cette seule et même intention du Romanisme.

Citons-en quelques exemples, pour donner à nos lecteurs l'occasion de pousser eux-mêmes cette comparaison aussi loin qu'ils le jugeront convenable.

Toutefois, nous n'entendons pas entrer ici dans Texa-

men théologique des dogmes de la religion chrétienne; nous n'y recherchons que leur point de vue politique et purement humain. Qu'on fasse procéder le Saint- Esprit du Père et du Fils, ou du Père seulement ; qu'on emploie du pain inzyme ou azyme dans le sacrifice; (|ue les saints jouissent de la parfaite félicité avant ou après le jugement dernier : ce sont là des questions métaphysiques qui ne peuvent rendre les chrétiens ni plus pieux, ni plus moraux, ni plus heureux, et que le clergé a le droit d'arranger et de régler selon son bon plaisir... La société ne peut s'en inquiéter pour l'empiétement sur ses droits, car elle n'a pas même celui de les discuter ; ce sont des questions de séminaristes dont le règlement appartient exclusivement au clergé : le peuple n'a que le droit d'y croire pu de n'y pas croire... Mais s'efforcer de détourner le but moral de la religion par la modification de ses principes fondamentaux ; changer par de téméraires falsifications ses préceptes libéraux en moyens despotiques; inventer de nouveaux dogmes pour constater, comme légitime et indispensable à la conservation de cette religion, un pouvoir illégitime et incompatible avec le Christianisme, et qui ne vise qu'à le faire disparaître : ce sont là des questions purement mondaines, qui intéressent directement la société, et sont pour cette raison du ressort, de la compétence et du droit de chacun de ses membres, de tout ami de la civilisation et du progrès, de tout ennemi du despotisme, de toute personne libérale, de tout chrétien, de tout homme!...

i^ La confusion des deux pouvoirs.

La première falsification flagrante que le Romanisme a faite des principes sociaux de la religion chrétienne, consiste dans la confusion étrange des deux pouvoirs temporel et spirituel. Comparons.

Déjà Jésus-Christ avait ordonné dans son Evangile de « rendre à César ce qui appartient a César, et à Dieu « ce qui appartient à Dieu; » et lorsque Pilate lui avait demandé « s'il était vraiment le roi des Judéens, » le Sauveur lui répondit : « Mon royaume n'est pas de ce « monde, etc. » Ces définitions de la séparation des deux pouvoirs et de la mission de Jésus-Christ, données par lui-même, sont tellement claires, qu'elles ne sont susceptibles d'aucune amphibologie. Aussi les institutions des apôtres décrètent-elles (canon VI) : « Au- « cun évéque, prêtre ou diacre ne doit se charger de « soins temporels: s'il le fait, qu'il soit déchu du sacerc( doce; » et avant cela les apôtres disent : « tout évéque c( ou prêlre qui aurait exercé un emploi civil du gouf( vemement romain sera déchu du sacerdoce (1). »

Si donc le Christianisme romain voulait être au moins logique; s'il croit vraiment que Jésus-Christ a ordonné de « rendre a César ce qui appartient à César, et à Dieu « ce qui appartient h Dieu, » et que lui-même est venu prêcher « le royaume des cieux » et non pas celui de ce monde; si l'administration actuelle de Rome avoue que les canons des conciles œcuméniques ont force de loi

(i) Voyez aussi les canons de lous les conciles aecuméniques.

dans TEglise chrétienne, pourquoi avoir détruit le but de la divine mission du Rédempteur, en embrassant le pouvoir temporel?

Aussi, nous voyons que, malgré Texistence de cette impie confusion des deux pouvoirs dans l'Eglise de Rome, cette confusion était tacitement condamnée des le XVII* siècle, même par les plus ultramontains des Romanistes. Ce qui a fait dire au savant cardinal de la Luzerne, dans son remarquable ouvrage sur la déclaration de rassemblée du clergé de France en 1682 : « Je ne parlerai pas du premier de nos articles, lequel « porte que ni le pape, ni même l'Eglise entière n'ont « de droit divin aucune puissance sur les choses temw porelles, ni aucune autorité, soit directe ou indirecte, « sur les souverains de la terre. Ce n'est pas assurément « que j'aie le moindre doute sur cette essentielle vé- « rite; au contraire, c'est des quatre articles celui auw quel je suis le plus fortement attaché. Je regrette du « fond de mon cœur que les papes aient jamais élevé la <i prétention opposée, prétention funeste, qui a causé w beaucoup de mal à toute l'Eglise catholique et spéw cialement au Saint-Siège. Ce qui m'empêche de m'oc- « cuper de cette question, c'est que j« le juge inutile. « Cette doctrine n'a plus, même en Italie, qu'un petit « nombre de partisans. Le cardinal Orsi, malgré son (( attachement aux principes ultramontains, a, lui aussi, a passé condamnation sur ce point (1). »

(1) Sur la déclaration de l'assemblée du clergé de France de 1682, par le cardinal de la Lu/.erne, p. 14.

De nos jours même, en 4855, le cardinal Marini, le plus intelligent, le plus vertueux et le plus instruit prélat de Rome, n*a-t-il pas conseillé au pape, en plein consistoire, d'abandonner le pouvoir temporel, s il voulait rendre à l'Eglise son ancienne splendeur et son unité?

Toutefois, les Romanistes de nos jours, ne pouvant plus soutenir la conservation du pouvoir temporel conmie dogme, prétendent le défendre comme politique nécessaire à la conservation de l'indépendance du Saint- Siège. On ajoute même, comme preuve de cette allégation, qu'à Rome la politique est réglée suivant les principes de la religion chrétienne. Ce serait encore au moins une consolation pour le peuple romain. Mais c'est une contre-vérité palpable ; car, au contraire, dans les Etats romains, c'est la religion qui se règle toujours d'après la politique de toutes les autres puissances, sans en excepter celle du Koran de Mahomet, et même celle des Indes et de la Chine. C'est une calamité affreuse pour tous les chrétiens catholiques romains, c'est une honte pour tous les autres chrétiens. Par cet étrange melt-melo que le Romanisme a fait des deux pouvoirs à Rome, il a voulu établir son propre pouvoir occulte en dominateur suprême, sous le masque de la religion.

2® L' atteinte à la loi évangéliqtie sur la propriété.

C'est dans le même but de douiinalion universelle

que le Romanisme a osé saper et détruire, chez tous ses adhérents, une des bases fondamentales du contrat so- CÎal, celle de la propriété.

Dieu dit dans le Décalogue : « Tu ne convoiteras (( point la maison de ton prochain, tu ne désireras « point sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni i( son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à lui. » Jésus-Christ aussi prêche partout dans son Evangile la stricte observance de cette divine loi : il Ta même définie bien clairement par son sublime aphorisme : ce Rendre à César ce qui appartient a César, et à Dieu ce a qui appartient à Dieu. » Mais le Romanisme, imitant en cela le système conquérant de Mahomet, a comme lui proclamé que « le pape, en sa qualité de vicaire de a Dieu, a le droit de disposer de tous les biens de la <c terre, de les ôter à qui il voudra, et de les donner à a qui bon lui semble (1). »

3° L'atteinte à la loi évangélique sur l'ordre social.

C'est encore dans ce même but de domination universelle que le Romanisme empiéta sur les droits purement mondains des autres princes et s'arrogea le droit de délier les peuples du serment de fidélité prêté a leurs souverains. Nous avons vu comment le pajpé Grégoire Vil motiva cette sacrilège usurpation !

(J) Voyez les Diçtatus papœ de Grégoire Vil et le Koran de Mahomet.

Ap La violation de toutes les lois divines et humaines

sur le mariage.

Dieu , en mettant Thomme sur la terre, lui ordonna de se multiplier en se reproduisant : « Croissez et multipliez-^ous (Genèse^ i). » Aussi , tous les législateurs basèrent-ils la société sur le mariage légitime. La plupart même, et surtout Aaron et Moïse, considéraient le célibat, quand même il n'eût été qu'accidentel, comme un opprobre et un manquement de Thomme social a ses principaux devoirs. Également Jésus-Christ a voulu consolider ce grand lien de la société, en bénissant les noces de Cana, en ordonnant l'indissolubilité du mariage, en recommandant l'égalité de la femme dans les droits naturels, et en proscrivant le concubinage et le libertinage. Mais le Romanisme attaqua au contraire cette base fondamentale de la société et du Christianisme, chez les prêtres comme chez les laïques, et tâcha de replonger peuple et clergé dans le concubinage et le libertinage. Il a réussi chez le clergé, en lui imposant, au xr siècle, le célibat (1), institution monstrueuse, qu'aucune des religions, même des plus sauvages, n'a jamais osé imaginer, et qui est en opposition directe avec la loi divine, tout l'enseignement

(1) Quoique cette témérité romaine eût déjà pris naissance bien ayant dans le Romanisme. Mais elle fut solennellement imposée aii clergé d'Occident au onzième siècle seulement, par le pape Grégoire VII.

de Jésus-Christ, toutes les institutions et l'exemple des apôtres, et les canons des conciles œcuméniques. Car Dieu a ordonné à Thomme de se multiplier, et il n'a pas défendu, dans la loi qu'il a lui-même donnée à Moïse, que les prêtres soient mariés. Il leur a défendu au contraire de posséder des terres (Josué, xiv). De même Jésus-Christ n'eût pas béni le mariage à Cana, si cette pratique devait être une profanation de la pureté des mœurs de ses ministres. De plus> on voit dans les Écritures et dans l'histoire de l'Église que tous les apôtres étaient mariés ; et saint Paul dit : 11 faut que l'évêque ne soit le mari que d'une seule femme (1).

Après avoir violé chez les prêtres toutes les lois divines et humaines sur le mariage, au moyen du célibat qu'il leur a imposé par les décrétales de Grégoire VU, le Romanisme osa attaquer ces mêmes lois chez les laïques.

Le mariage fut toujours chez tous les peuples un acte purement civil. Au huitième siècle du Christianisme, l'Eglise était appelée par le gouvernement à bénir cet acte après qu'il était contracté suivant la loi politique : c'est-à-dire que cette intervention de la religion ne fut jamais qu'honorifique.

Mais le Romanisme y ayant mis une fois le pied, parvint à en exclure le gouvernement, à s'emparer du

(1) w II faut que l'évêque soit irrépréhensible, mari d'une seule M femme-, qu'il gouverne bien sa propre famille, tenant ses enu fants dans la soumission et dans tonte sorte d'honnêteté. » (Saint Paul, Lettre V*" à Timotàée.)

droit de le consacrer arbitrairement et sans la moindre intervention de la loi civile, et à tourner ce grand [irincipe social vers le but de sa domination universelle.

5** La légitimation du concubinage et l'encouragement

au libertinage.

Le Romanisme, après avoir attaqué le mariage chez les prêtres et les laïques, osa encore légitimer le concubinage chez ces derniers par la consécration des mariages morganatiques.

Le nom allemand de cette espèce de cohabitation illicite avec une femme atteste clairement que ces concubinages doivent leur origine à ce pays. Un homme contracte un mariage morganatique, lorsqu'il se marie avec une femme à condition que les enfants issus de ce mariage n'auront aucun droit ni au nom ni a la fortune du père.

L'Église de Rome bénit ces accouplements de la même manière que les mariages légitimes. La seule différence qu'elle apporte dans le cérémonial de ces célébrations antisociales et antichrétiennes, c est qu'au moment de la bénédiction les époux présentent la main gauche au lieu de la droite : aussi les mariages morganatiques sont-ils également désignés sous le nom de mariages de la main gauche.

On le voit, les concubinages que le Romanisme introduisit dans l'Eglise de Rome sous le nom de mariages

morganaliq%t€s, ne difi^rent en rien de ceux que la luxure asiatique glissa dans les harems des mahométans sous le nom A* odalisques !. . .

Il y a même deux points tout à fait à Favantage des enfants qui proviennent de ces dernières : d'abord c'est que le Koran ne fait que tolérer la cohabitation d'un musulman avec une odalisque , tandis que Rome bénit chez les chrétiens les mariages morganatiques. Ensuite la loi de Mahomet accorde aux enfants des odalisques le droit au nom et à la succession de leurs pères , tandis que la loi de la prétendue Eglise de Rome n'accorde ni l'un ni l'autre aux enfants nés d'un mariage morganatique (1).

6° La séparation des deux Eglises,

Les motifs qui, au xi® siècle, avaient provoqué le schisme des deux Eglises, sous le pape Léon IX, et dont nous avons parlé dans le VIP chapitre du présent

(1) Une noble Polonaise, connue pour sa beauté,, son intelligence et son esprit, se trouvait tout récemment dans un salon du grand monde où Fon exaltait le bonheur d'une comtesse, sa compatriote, qu'un mariage morganatique venait d^unir à un prince d'une des familles régnantes d'Allemagne. « — Quant à moi, dit « la Polonaise offensée, je trouve que toute dame noble de mon u pays vaut bien un prince allemand ; et puis, oulre la mésalliance u au désavantage de la femme, je ne saurais comprendre qu'on « puisse estimer un homme qui refuse de porter ostensiblement « les plus beaux titres de l'humanité, ceux de véritable mari et M de véritable père. »

livre, prouvent évidemment que c'est encore dans le même but de domination universelle que le Romanisme amena et consomma ce déchirement impie de l'Eglise. C'est toujours cette même source intarissable de calamités, cette principale cause de tous les désordres physiques et moraux des sociétés chrétiennes qui empêche encore aujourd'hui le bienveillant désir des grandes puissances de rétablir Tordre dans l'Empire byzantin et en Italie, et de créer par la restauration radicale de ces deux grands pays un véritable équilibre européen.

7® L'altération de la sainte communion pour lom les

laïques.

La sainte communion, que Jésus-Christ fit la veille de sa mort, a toujours été considérée par l'Eglise comme le lien qui unit le chrétien au Christ. Or Jésus a luinnême déterminé, tant par ses paroles que par son propre exemple, la manière de la pratiquer. 11 prit d'abord le pain, le rompit, et le donna a ses disciples en disant : « Prenez, mangez, c'est mon corps. » Il prit ensuite le vin, le leur présenta, et dit : « Buvez-en et tous, c'est mon sang ; » et conclut en disant : <c Ceci lui qui mange ma chair et qui boit mon sang reste « avec moi et je reste avec lui. » Tous les chrétiens sans exception pratiquaient la sainte Eucharistie de cette même manière jusqu'au xin* siècle. Les Grecs et les protestants suivent encore invariablement celle même

formalité ordonnée par Jésus-Chrisl. Mais qu'a fait le

Romanisme? — Aussitôt que les empereurs byzantins n'eurent plus la force de protéger à Rome le Ghristiarnisme et d'empêcher les souverains mitres de ce pays d'en corrompre les principes, le Romanisme rompit en visiëreavec ce grand sacrement de la religion chrétienne et fit de la sainte communion un sacrilège piédestal à son arrogance. Il défendit au peuple le vin» qui est la principale partie de la communion avec le Christ, et ne la laissa tout entière qu'aux prêtres. Le Romanisme voulait établir, par cette déférence pour le clergé, son immense supériorité sur les laïques, et fortifier sa domination en la manifestant dans l'exercice de toute pratique religieuse-

Des lors, le clergé romain continua de communier lui-même comme Jésus-Christ l'avait fait et comme il l'avait strictement ordonné à lotis cetix qui veulent élre avec lui y c'est-à-dire en mangeant le pain et en buvant le vin, comme signes du corps et du sang du Seigneur. Mais quant au peuple, les Romanistes lui défendirent ce qui constitue la véritable communion avec le Christ, le sangj représenté par le vin.

Les Romanistes donnent pour raison de cette flagrante déviation que <t le vin est contenu dans le pahi, de tt même que le sang est contenu dans le corps! »

Maïs s'il en est ainsi, pourquoi les prêtres romains lie se bornent-ils pas à l'emploi du pain seul daiis la célé^ bration de 'la messe? Pourquoi mettent-ils, au con* traire, du pain et du vin? Enfin, poui'quoi les prêtres communient-ils eux-mêmes, non avec le pain seul,-

mais avec le pain et le vin? Pourquoi surtout font-ils l'honneur aux souverains de France de leur donner la sainte communion sous les deux espèces, le jour de leur couronnement? Pourquoi font-ils la même distinction en faveur d'autres souverains, en différentes circonstances (1)?

La pourpre rend-elle le chrétien plus digne de la communion du Christ? Mais le Christ lui-même a dit le contraire (Luc, xvm) ! Ou bien le Romanisme a-t-ll voulu prouver, par cette concession exceptionnelle, ({ue les souverains peuvent s'élever quelquefois au ni-

(I) Voici ce que nous raconte, dans son Histoire des soupârainS'ponUfes romains (lome III, p. 118), le chevalier Artaud de Montor, grand partisan du Romanisme : « Le Saint-Père Clément VI, en 1344, i^oncédaà Othon, duc de Bourgogne, et à Jean, duc de Normandie, ainsi qu'à Philippe , roi de FrancCi et à la reine son épouse, le privilège de communier sous les deux espèces. Ces souTerains ne firent usage de ce droit que le jour de leur couromiement, et ensuite à l'heure de la mort* «i

Belcastel (Novaës, IV, 134) dit aussi « que la communion sous les deux espèces, en usage ordinaire au commencement du douzième siècle, était, depuis le treizième., uniquement réservée aux prêtres de V Eglise latine. ^> ^y Cependant^ ajoute ISovaOs (Hist de VEglise^ tome XIV, p. 111), nous ne trouvons ni loi, ni constitution pour ce changement, qui s'introduisit d'une manière insensible. »

ta simplicité du jueement de Novaës est bien curieuse. Comtnent les Romanistes oseraient- ils consacrcl* ouvertement, par und h\ ou par une conslitution, un sacrildge si cvident? Ils l'introduisirent furtivement, pour le consacrer ensuite comme un ancien usage de TEglise, ainsi qu'ils ont toujours £fiil en toutes choses i

veau des prêtres, mais seulement lorsque ceux-ci les en jugent dignes?

8'^ Les conversions par la force ou l'astuce.

Le Romanîsme a même changé les conditions exigées pour ceux qui veulent venir au Christianisme. Car Jésus-Christ a dit dans son Évangile (Matthieu, xvi): Qui veut me suivre, etc. ^lais le Romanîsme recruté ses adhérents à la manière des loups, en les prenant de force ou en employant Tastuce. La conduite plus qu antichrétienne du Romanisme dans l'affaire Mortai*a a donné au monde, en plein xix*' siècle, une preuve incontestable des insolentes prétentions de ce système antisocial.

Ce crime commis sous nos yeux a démontré une fois de plus comment, depuis l'intrusion du Romanisme dans l'Eglise de Rome, les quelques papes animés de bonne volonté n'ont pu réaliser aucun projet de salutaire réforme.

0" Les dispenses et les indulgences.

C'est toujours dans le même but de domination universelle que le Romanisme a créé les indulgences et les dispenses pour les morts et pour les vivants, et introduit par là l'idolâtrie dans le culte chrétien.

On sait que ce fut la vente de ces papiers impies qui

arracha le premier cri d'indignation à un pieux prêtre, et qui finit par forcer les Eglises d'Allemagne , d'Angleterre et de Suède à se séparer de Rome.

C'est en suivant ce principe que le Romanisme s'arrogea la vente des terres et des loges dans le paradis, et mit aussi une taxe de sortie sur les âmes qu'il délivre du purgatoire. Le Romanisme alla même jusqu'à fixer le prix des crimes qu'on pourrait racheter avant de les commettre.

10® Les succursales pour le débit des grâces et privilèges

du Saint-Siège.

La chrétienté aura à rougir éternellement devant toute religion , pour la vente simoniaque des grâces et privilèges officiellement exercée au moyen âge par la cour de Rome au nom de l'Église de ce pays !... Mais que dirait-on, si l'on apprenait que les Romanistes exercent encore de nos jours ce scandaleux commerce, et qu'ils en ont même établi une succursale à Paris, en plein 185G!...

Voici la circulaire et les articles de débit de cette étrange industrie!...

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