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HÉSUMÉ DES POINTS CAPITAUX TRAITÉS DANS CE LIVRE

Nous avons fait assister le lecteur a toutes les phases du Romanisme, depuis la fondation de Rome jusqu'à nos jours, ainsi qu'à toutes les péripéties du triste drame que les partisans de ce déplorable système ont, depuis plus de vingt-cinq siècles et demi, joué sur la scène du monde et qu'ils osent espérer y continuer à jouer encore, même au milieu des lumières du xix« siècle et malgré la réprobation générale.

Nous croyons maintenant devoir faire un résumé de tout le contenu de ce livre, afin d'en faciliter au lecteur la conclusion. Voici ce résumé :

Dès la fondation de Rome, le système gouvernemental de ce pays fut en tout temps le despotisme le plus absolu, Végoïsme le plus insolent, l'hypocrisie la plus perfide, et la plus effrénée convoitise d'une domination universelle.

L'incompatibilité des principes libéraux de rensei-^

gnenient de Jésus-Christ avec un tel système, poussa le gouvernement romain à assassiner juridiquement le divin Sauveur, en même temps que sa lâche arrogance le portait k rejeter sur le peuple hébreu tout Todieux de ce forfait inouï.

Ce fut encore cette juste frayeur qui entraîna le gouvernement romain, païen par principe politique, à exercer les atroces persécutions que, durant trois siècles consécutifs, il continua contre la religion chrétienne, dans Tespoir d'étouffer les principes libéraux du Christianisme.

Le peuple romain, gémissant sous le joug du despotisme, embrassa comme de raison cette religion, la propagea en Occident, la défendit avec gloire, et la confirma par le martyre. Mais ce ne fut qu'après la christianîsation de l'Empire par Constantin I«' que les grands et le gouvernement de Rome prirent les formes extérieures de cette religion, et cela par pur intérêt politique.

Aussi lors([ue les empereurs de Byzance, aflaiblis par les guerres contre les barbares de l'Asie, ne pouvaient plus retenir dans le Christianisme les grands de Rome, ceux-ci prirent courage et conçurent l'espoir de se débarrasser des principes libéraux de cette religion, pour retourner aux principes despotiques de Rome païenne.

Mais les partisans de ce système antichrétien, ou Romanistes, ne pouvant pas faire abandonner au peuple romain et à ceux d'Occident la religion chrétienne, en paganisèrent tous les principes libéraux.

Enfin en 957, Octavien, prince temporel de Rome, s'étant, a la mort du pape Agapet II, emparé du pouvoir spirituel de ce pays, s'appropria le nom et les fonctions d'évêque de Rome et se proclama souverain-pontife arbitrairement, sans ordination canonique, sans le consentement de l'Eglise, sous le nom de Jean XII.

Les successeurs de ce pape, marchant d'après le même système, inventèrent différents prétendus droits et privilèges, que Jésus-Christ et divers souverains auraient exceptionnellement accordés à saint Pierre, premier évêque de Rome. Au moyen de ces droits et de ces privilèges, ces rois-évêques firent revivre à Rome l'ancien système du despotisme païen sous le nom de Papauté!... Le Romanisme, joignant alors sa nouvelle domination à l'ancienne, gouverna le monde arbitrairement sous le manteau de la religion chrétienne.

C'est à cette époque que commence l'introduction du Romanisme chrêlien dans l'administration de l'Église d'Occident.

Dès lors, les souverains temporels de Rome, ayant absorbé le pouvoir spirituel des évêques de cette ville, devinrent souverains-pontifes^ et, pour légitimer leur intrusion coupable, pour édifier le peuple et s'emparer do son respect et de ses sympathies, ils donnèrent à leur gouvernement les formes extérieures du régime ecclésiastique, tout en exerçant leur despotisme romain par des moyens purement mondains et, pour ainsi dire, mécaniques, tant pour le temporel que pour le spirituel.

Dès lors ces souverains-pontifes sécularisèrent l'ad-

ministration de l'Église, tout en paraissant préiriser le gouvernement temporel de Rome.

Un homme plein d'audace, le fameux Hildebrand , ayant réussi à monter, en 1076, sur cet infortuné trône des Césars et de saint Pierre, sous le nom de pape Gré* goire VII, basa ce système de fausse théocratie sur les prétendus droits et privilèges divins et humains de saint Pierre et de ses successeurs, pour enlacer la terre tout entière sous la domination arbitraire du despotisme romain.

Le but fut atteint ; le Romanisme déploya toute sa licence, et c'est alors que furent proclamées ces institutions antisociales et antichrétiennes, les Dicta tus Papœ ( Décrets papaux ) , cet écrit blasphématoire que Hildebrand eut l'audace d'attribuer aux Pères des trois premiers siècles de l'Église chrétienne.

La voie étant tracée, Hildebrand voulut y marcher à grands pas et donner de la célébrité à sa suprématie pontificale. Malheureusement pour la religion chrétienne, ce pape fit l'inverse de ce qu'elle prescrit : car en laissant impitoyablement se morfondre à sa porte, nu-pieds et couvert d'un sac, l'empereur Henri IV; en déliant les peuples du serment de fidélité envers leurs souverains; en emprisonnant et en destituant les évêques qui refusaient de se soumettre à ses ordres antichrétiens ; en excitant le peuple à maltraiter et à massacrer les prêtres qui ne voulaient pas congédier leurs épouses légitimes; en employant enfin, il faut bien le dire, toute espèce de crimes, pour consolider la tyrannie du Romanisme;

Hildebrand attaqua tout droit et toule justice et dégrada la dignité royale et l'autorité des souverains que Dieu lui-même a établies.

D'un autre côté, foulant aux pieds les préceptes évangéliques , les institutions des apôtres, les canons des conciles et tous les règlements de l'Eglise, Grégoire VII se révolta contre toutes les lois divines et humaines et bouleversa toutes les bases du Christianisme et celles de la société!....

Elevé par ce pape a l'apogée de sa puissance, le système du Romanisme devint la règle de conduite de tous ses successeurs. Ce fut alors que les adhérents de ce système, pour conserver entre leurs mains le droit d'élection du souverain-pontife de Rome, à l'exclusion de toute intervention étrangère k leur pouvoir, abolirent les deux seuls moyens de toute succession au trône, c'est-à-dire le droit d'hérédité et celui d'élection par le peuple, et les remplacèrent par T invention du conclave. C'est la période de Vintronisation du Romanisme. Dès lors, les quelques hommes pieux et vénérables que le hasard ou une juste explosion du désespoir populaire élevait sur le trône de Rome, disparaissaient empoisonnés par les Romanistes, ou, victimes de leur foi chrétienne, ils mouraient de chagrin, au milieu des intrigues et des contrariétés sans nombre que leur suscitaient ces tristes gens dont ils étaient entourés.

Par une conséquence naturelle du mal qu'ils faisaient , les princes-évêques romanistes devaient chercher à le pallier. Donc, et pour ôter aux Eglises où se

oonseiTaient encore fidèlement les principes du véritable Christianisme, le droit de leur reprocher leur conduite antichrétîenne , ils provoquèrent et achevèrent au \f siècle la séparation des Eglises byzantine et romaine. Dès ce moment, ces rois mitres ne s'occupèrent plus qu'à détruire radicalement tous les principes libéraux du Christianisme!... Aussi furent-ils les instruments aveugles du Romanisme, qui faussa par eux tous les dogmes et les pratiques religieuses dans lesquels ces principes trouvaient leur preuve et leur défense.

Les principales de ces altérations furent : 1** la confusion des deux pouvoirs; 2" l'alteinte à la loi évangé-lique concernant la propriété; 3® l'atteinte à la loi évan^^ géllque concernant l'ordre social ;4!^ la violation de toutes les lois divines et humaines à l'égard du mariage; 5^ la légitimation du concubinage et l'encouragement au libère' tinage; 6^ la séparation des deux Eglises; V V altération de la sainte communion pour tous les laïques; 8® les conversions par la force ou l'astuce; 9® les dispenses et les indulgeiiices ; lO la vente des grâces divines; \\^ les cas réservés; 12" Vabus de la confession; 13' Vinfaillibilitr du pape et la supériorité de ses décisions sur celles des conciles; 14*^ la prohibition de la lecture des Saintes- Ecritures; 15® la nationalité de Vévéque de Rome; 16^ le Bréviaire romain.

C'est la période de la consolidation du Romanisme et celle de V apogée de sa puissance. *

La création de différentes congrégations et de divers tribunaux prétendus ecclésiastiques, tels que l'Inqui-

sillon y la Sawte-Vehmey le Clmpitre de SahU-Plerre^ le Tribunal de la Composizione, la Propagande de la Foi, la Congrégation de l'Index^ les Ordres religieux et les Congrégations laïques y furent les anoci Maires qui aidèrent au Romanisme à achever cette hoiTible altération des princi|>es libéraux et moraux du Christianisme, et à consolider dans Rome sa monarchie universelle sous le nom de papauté.

Eu égard à l'abondance des matières que fournit toujours, et à toute œuvre historique, la vénérable compagnie de Jésus, nous avons cru devoir consacrer aux révérends pères un chapitre séparé.

Le despotisme arbitraire des souverains-pontifes, ainsi que les vexations exercées par ces monarques mitres, soulevèrent contre eux les peuples, les princes et une partie du clergé, et firent commencer la période (?es luttes du Romanisme.

Rude champion, il ne succomba pas tout d'abord aux violentes attaques qu'il subissait, mais les coups dont il fut successivement frappé finirent par amoindrir sa puissance et par annoncer sa chute des le xii« siècle.

Aussi, le voyons-nous, deux cents ans plus tard, prendre la défensive et faire tous ses efforts pour se conserver. C'est absolument dans ce but, qu'en l'année 1437, Eugène IV tâcha de se réconcilier avec l'Eglise orientale, en persuadant à l'empereur de Byzance, Jean Paléologue, de venir en Italie, afin de procéder en commun à la réunion des deux Eglises.

Les plaintes des peuples et le mécontentement des

souverains contre les abus du pouvoir papal, et contre la dépravation des administrateurs de l'Eglise de Rome, arrivèrent à un tel point, ({u ils amenèrent forcément un nouveau schisme dans TËglise occidentale, et provoquèrent toutes les horreurs commises au xvi® siècle par ceux qui exploitèrent les réformes de Luther.

Cette époque fut la période des efforts du Romanisme pour se conserver.

Les libertés de TËglise gallicane, proclamées en France en 1682, les lumières du xvui« siècle, enfin les principes libéraux de 1789, portèrent de si rudes coups a la puissance despotique du Romanisme, que pendant quelque temps on put le croire définitivement mort.

En effet, labolition du pouvoir temporel des papes dans tous les Etats catholiques romains et sa restriction dans les seuls États pontificaux, signala au monde la période de la répression du Rovianisme.

Mais ce monstre ne tarda pas à relever la tête ! Quelques souverains pusillanimes, qu'effrayait le débordement de l'esprit révolutionnaire, et qui croyaient pouvoir se consolider en soutenant tout principe absolutiste, appelèrent le Romanisme à leur aide. Alerte et prompt, celui-ci vint fraterniser avec tous les gouvernements despotiques, pour se relever de sa chute et rétablir encore par eux son ancienne domination sur les peuples. Cette époque, si favorable a ses intérêts, est, à proprement parler, la période de la fraternisation du Romanisme avec tous les gouvernements despotiques. Consterné des attaques auxquelles les progrès du

siècle le mettaient successivement en butte, effrayé du courage du pape actuel, Pie IX, qui avait, en 1847, proclamé du haut de son siège les droits des peuples et rémancipation des nationalités opprimées, le Romanisme, après avoir perfidement bouleversé tous les pro? jets humanitaires de ce grand pape, le retint prisonnier dans le Vatican, et tenta, de nos jours, différents coups de main aussi antichrétiens, aussi antisociaux que contraires à Tesprit du siècle. La morale publique en a gémi , l'opinion générale les a stigmatisés, et l'impitoyable histoire les enregistre sous le nom de « Pé^ riode des coups de main tentés au xix* siècle par le Ro^ manisme. »

Après avoir examiné , développé et bien établi tous ces faits historiques , nous avons exposé les principes du système fédéral et constitutionnel de toutes les Eglises d'Orient, comparés à la monarchie absolue sous laquelle les Eglises occidentales gémissent encore.

Nous avons également développé les faits historiques et les différentes phases des deux Eglises exceptionnelles qu'on rencontre , comme deux anomalies frappantes, l'une en Orient, l'autre en Occident. La première , c'est celle du patrimoine de saint André et du double pouvoir des wladikas de Monténégro, qui était identique à l'autorité papale; la seconde, c'est celle de l'Eglise gallicane en Occident, absolument basée sur les mêmes principes libéraux que l'administration des Eglises orientales.

Nous avons ensuite raconté comment, de nos jours,

le dernier souverain-pontife de Monténégro, DanilloI«% entraîné par la gi*ande idée de restauration politique et religieuse dont le pape Pie IX avait déjà commencé Texécution à Rome, sépara défmitivement, dans son pays, le pouvoir temporel du spirituel.

Nous avons prouvé que cette action mémorable du pape slave était aussi le désir constant de son peuple.

Enfin nous avons cité le décret du sénat et de l'assemblée des Monténéginns tenue à Cétigné, le 21 mars 1852, lequel décret porte textuellement que « cette « séparation des deux pouvoirs était indispensable, « pour que le pays pût se conformer à l'esprit du siècle, a aux besoins du peuple et aux canons de l'Eglise. »

Malheureusement nous n'avons eu a signaler pour l'Eglise gallicane que les persécutions dont les Romanistes l'obsèdent avec acharnement, ainsi que les nobles luttes (le ces valeureux champions, membres du clergé français, qui mettent tant de science, tant de courage et tant de patriotisme à soutenir les principes libéraux et les droits imprescriptibles de l'Eglise.

Puis nous avons exposé les trois différentes formes qnp prend l'exercice du pouvoir spirituel parmi tous les peuples, et nous avons fait ressortir, par im parallèle entre elles , les bonnes et les mauvaises conséquences qui dérivent de chacune de ces trois espèces d*administration ecclésiastique.

Cet exposé, bien positif, nous a forcément amené à examiner la prétention que les grandes puissances ont d'obliger le pape à amélioi*er son gouvernement.

C'est la période de la grande crise que le Roinaoisme travei'se de nos jours.

Cette question nous a amené h démontrer que le pouvoir temporel et visible du roi-évêque de Rome n'est pas la cause des désordres soulevés dans les autres Etats chrétiens, mais que ces désordres sont uniquement fomentés par le pouvoir occulte du Romanisme.

Enfm nous avons constaté que les Romanistes, ne pouvant pas entraîner l'opinion publique vers leur système, qui se résume en définitive dans la défense du pouvoir temporel , contraire aux prescriptions de l'Eglise, aux intérêts de l'Italie, et à ceux de tous les peuples chrétiens, les Romanistes, selon leur usage habituel, ont voulu transporter habilement la question du pouvoir temporel du pape sur le terrain religieux, faire croire que les attaques contre ce pouvoir s'adressaient a l'Eglise elle-même, et surprendre ainsi la bonne foi du public. Nous avons encore établi que la religion en général, et spécialement le pape de Rome, non-seulement ne perdront rien de leur véritable et nécessaire influence sur les peuples, mais qu'ils reprendraient même leur ancienne force morale et leur primitive splendeur. Nous avons également démontré que ce point de vue n'est pas seulement notre idée personnelle, celle du public éclairé et sincèrement catholique, enfin celle du pape actuel Pie IX, lorsque ce pontife pouvait agir dans la plénitude de son libre arbitre, mais encore qu'à Rome même cette idée prédomine parmi des intelligences élevées et parmi les membres les plus

distingués de VËglise romaine et du sacré collège.

Partant de ces faits irrécusables, nous avons proposé trois restaurations indispensables pour le rétablissement de Tordre social et de l'équilibre européen; pour une paix générale et durable, ainsi que pour le main-» tien de la religion chrétienne.

V Restauration religieuse et politique qui concerne tmis les Etais chrétiens^ y compris ceux de VltaUCy conformément au système synodal des Eglises orientales.

2* Restauration romaine^ ou particulière à cet Etat et au prince^éque de Rome, conformément au système de la séparation des deux pouvoirs.

3® Restauration réelle de toutes les nationalités qui composent le grand Empire byzantin , soit diaprés le système de l'unité intégrale de cet empire, soit d'après celui de sa division en confédérations.

Nous avons, après tous ces faits, analysé la grande idée sociale du pape actuel. Pie IX, par laquelle ce souverain-pontife voulut accomplir, en 1848, cette grande restauration universelle, politique et religieuse.

Nous avons dit comment le véritable inspirateur du grand mouvement révolutionnaire de 1848, le pape Pie IX, le seul qui, s'il eût été alors secouru par les souverains, l'aurait sans doute mené à bonne fin, fut brusquement interrompu dans sa généreuse tentative. Nous l'avons montré toujours ferme dans son idée, la reprenant en sous-œuvre avec cette persévérance qui tôt ou tard amène le succès, et s'eflTorçant de l'accomplir par la création de la Société chrétienne orientale.

Plein de foi dans son avenir, l'auguste réformateur aurait certainement, avec ce nouveau plan, accompli son œuvre de régénération universelle, si la guerre d'Orient n'était venue tout interrompre, et le forcer de prendre pour drapeau le livre qu'il fit publier par la propagande de la Foi sous le titre a l'Eglise Orientale. »

Ce moyen, tout faible qu'il était en apparence, devait nécessairement amener de favorables résultats; car, en définitive, le livre dont il est question , et précisément à cause de l'éminente position de celui qui le patronait, pouvait être à bon droit regardé comme le Nouveau-Testament politique du Christianisme.

C'est là ce que les Romanistes comprirent tout d'à*bord; c'est là ce qu'ils voulurent faire comprendre à leurs adeptes; et soudain, mettant à l'unisson toutes leurs fanfares, ils signalèrent au monde l'apparition de ce nouveau soleil (1) ! . .

Journaux quotidiens, revues hebdomadaires, publications mensuelles, traduction de l'ouvrage en différentes langues, brochures de tout format , en un mot tout ce qui se rattache à cette grande puissance qu'on nomme « la presse, » s'ingénia de son mieux à faire à Sa Sainteté , et au moyen du livre l'Eglise Orientale ^ ce piédestal plus durable que l'airain (œre perennim) dont parle Horace.

Mais lorsqu'une fois les Romanistes eurent assoupi le généreux élan du héros-pontife, et qu'ils Teurent en^

(1) Expression du Journal VUnivcrs,

serré de uouveaii daas les inextricables lleas de leur diplomatie, ils se niireat de plus belle à prétendre rétablir leur ancien despotisme universel eta recommencer leur propagande chez les chrétiens du rite oriental.

C'était évidemment une opposition flagrante aux principes exprimés dans le livre dont il s'agit : noti'e devoir, à nous, c'était de les sauvegarder, en notre double qualité d'interprète des idées sublimes du Saint- Père et d'intéressé à la réussite de la grande cause qu'elles avaient pour objet.

Nous nous empressâmes donc de soumettre à ce sujet nos observations au souverain-pontife. Bien plus, nous exigeâmes que les nombreux missionnaires dispersés dans l'Orient cessassent leurs prétendues conversions parmi les chrétiens de ce pays, a attendu que ces coot versions étaient diamétralement opposées au sens et n à la lettre du livre publié par ordre du Saint-Père... « Mais tous DOS efforts échouèrent devant la résistance la plus opiniâtre et les intrigues les plus perfides!...

Nous avons pris le Romanisme k sa naissance , nous l'avons suivi dans son œuvre païenne, nous l'avons étudié dans sa métamorphose chrétienne, et nous le quittons 'a sa décadence, en faisant des vceux bien sincères pour que les gouvernements ne tardent pas à l'anéantir.

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