PREFACE
Jtr ARMi les romans grands ou petits qui n'ont pas cessé de demeurer vivants, — et les courts ont en général eu la meilleure fortune, — celui de Jean de Paris se présente pour son temps tout à fait à Tétat d'exception ; car il est, à son époque, exactementf le seul qui soit original et qui ne doive!
rien à la traduction directe ou à l'imitation traditionnelle.
En effet, dans ce genre de littérature^ notre xv» siècle n'avait fait que délayer en J prose interminable les chansons de geste ou d'aventure des époques précédentes, arrivées à la période ennuyeuse par les répétitions de facture et les allongements maladroits: d'un autre côté, le xVi« siècle, sans se douter qu'il se reprend indirectement au vieux fonds français, ne s'occupe guère qu'à traduire et à imiter lourdement les romans de chevalerie de la dernière heure^