XXXIV PREFACE
mariage de Charles V 1 1 1 . Voici cette phrase^ qui décide peut-être la question à elle seule: Comment le roy d'Angleterre fiança la fille du roi et de la roine d'Espagne, appeîlée ANl^E,par procureur^Uoncomprend que l'auteur n'ait mis le nom qu'une fois et d'une manière incidente. Il voulait indiquer, faire voir, mais ne pas dire positivement et encore moins appuyer. Pour les contemporains, ou, pour mieux dire, pour les familiers de la reine, car le roman peut n'avoir été fait que pour elle, le nom suffisait, et rendait claires toutes les autres allusions.
Une dernière question reste à indiquer plutôt qu'à résoudre, celle de la personne de l'auteur. On a dit seulement qu'il devait être prêtre, parce qu'en deux ou trois endroits on trouve la marque de sentiments pieux.
A cette époque, la raison est tellement loin d'être suffisante que, s'il y avait une conclusion à tirer de ces allusions rapides,, l'opposé serait encore plus vraisemblable.
Les traces de religiosité sont dans ce texte si peu nombreuses et si courtes, que l'auteur ne doit pas avoir été un prêtre.
ICe qui est certain, c'est que l'auteur, quel qu'il fût, était du monde de la cour, et peut-être même de la maison d'Anne de Bretagne; mais son livre ne me paraît rien