PREFACE. XXXIII
nom de Bretagne, que par là il cache et rappelle tout à la fois. D'un autre côté, l'archickrr'Md^Ujmilien, le prétendant malheureux, était déjà veuf depuis 1483, et même tout à fait vieux pour la duchesse, puisqu'il était né en 1459. La différence d'âge n'est donc qu'exagérée dans le roman, mais elle existait, et si le rôle dé fy^tur battu et mécontent est passé de l'Autr!-' chien à un Anglais, c'est d'un côté qu'à moins de tout dire avec les noms il fallait déguiser surtout celui-là; et, dans cette série d'allusions flottantes à moitié justes et à moitié fausses, qu'il avait à un moment été question pour la duchesse d'un mariage avec l'Angleterre. Richard III y avait mis bon ordre en faisant tuer à la Tour de Londres ses neveux pour leur succéder, mais il avait été parlé de fiançailles entre la fille de François II etlejeune^ Edouard V, fils d'Edouard' IV. C'est même probablement ce souvenir qui a été une raison pour choisir l'Angleterre.
Une dernière preuve vient encore se joindre à l'ensemble des précédentes : c'est un simple mot du texte, qui ne s'y trouve qu'une fois et dans un titre de chapitre.
Personne n'y a fait attention, bien qu'il soit dans les imprimés comme dans les manuscrits, et je n*en ai remarqué moimême l'importance que longtemps après avoir été frappé du caractère du xv* siècle et de la probabilité d'une allusion ^au