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50. TDR, V, 301-303. — SCHINDLER, Biographie von L. v. Beethoven, 263. 51. H. A. KorFr, Geist der Gœthezeit, II, 5-6.
le héros de Beethoven l’a subie aussi. Il ne l’a pas poussée plus loin, on ne peut lui découvrir aucun caractère romantique. Aucun des aspécts divers que présente chez Beethoven l'expression musicale de l’héroïisme ne s'explique par d’autres influences que celle d’idées du dix-huitième siècle : aspiration à la liberté, vision prophétique d’une humanité heureuse et fraternelle, acceptation du destin, tout cela n’a rien de romantique, tout cela s’explique par les influences que Beethoven a subies dès sa jeunesse et où se mêlent Gæœthe et Schiller, Platon et Kant, Rousseau, le Sturm und Drang, le classicisme. Les idées que Beethoven doit aux uns et aux autres, il les a d’ailleurs transportées sur le plan musical. Dans aucune des œuvres qu’il a consacrées à l’héroisme il n’a eu d’autre préoccupation que celle de faire de la musique. Nulle tendance descriptive, nul programme. Il n’a fait que combiner et opposer des éléments rythmiques et mélodiques, des tonalités, des mouvements. Il n’a rien du philosophe-musicien, ni du musicien-peintre ou du musicien-poète. Ce sont les romantiques qui quitteront le terrain proprement musical pour essayer de faire exprimer à la musique toutes sortes de choses qui lui sont essentiellement étrangères. Beethoven n’est pas des leurs. L'épreuve génératrice d’héroïsme a été considérée par lui sous des aspects divers, avec des résultats également divers, mais toujours en musicien pur et avec des yeux d'homme du dix-huitième siècle.