Th. FRIMMEL, Beethoven-Handbuch, X
5. « Nur Liebe — ja nur sie vermag dir ein glücklicheres Leben zu geben! © Gott =S lass mich sie — jene endlich finden, die mich in Tugend bestärkt — die erlaubt mein ist » (A. SCHINDLER, Biographie, 67).
6. « Alles Schône an Ihre Frau; leider habe ich keine; ich fand nur eine, die ich wohl
HS werde, bin aber deswegen kein Weiberfeind » (BBr-KAI, III, 33: BBr-PREI,, , 90). à
Brunsvik la Sonate op. 78 en fa dièze majeur, que Vincent d’Indy a trouvée « insipide » et jugée « la production la plus insignifiante de toute la deuxième époque » (’), tandis qu’un autre commentateur estime qu’elle nous ouvre « un monde de vie sentimentale intime et puissante, à laquelle cependant manque tout ferment » (*).
L'examen de ces œuvres et de quelques autres encore qu’on peut leur joindre ne peut conduire, vu l’absence de programme ou même de qualificatif provenant de Beethoven, qu’à des conclusions hasardeuses (°).
Parmi les lieder de Beethoven, un certain nombre ont été composés sur des vers dans l'inspiration desquels l’amour joue un rôle. Il serait sans doute aventuré d’essayer de dégager une tendance de l’étude du choix des tonalités; elles sont très variées, et celle qui revient le plus souvent, ré majeur, n’a été utilisé par Beethoven que cinq fois, trop peu vraiment pour qu’on puisse établir d’une façon sûre un lien entre elle et l’expression du sentiment d'amour (‘°). Dans le cycle de lieder À la bien-aimée absente, les changements de rythme et de tonalité correspondent aux divers tableaux de nature que décrit le poète et aux sentiments qu’il évoque à leur propos (*). Dans Nostalgie, sur une poésie de Gæœthe, la tonalité élégiaque de si mineur fait place à celle de si majeur pour la dernière strophe, où l’amoureux annonce qu'il se transformera en une étoile dont les rayons parviendront aux pieds de la bien-aimée (*?). Dans les deux lieder jumeaux sur des vers de Bürger, Soupirs d’un amant malheureux et Amour partagé, le récit d’entrée est en ut mineur, moderato à 4/4, le premier lied en mi bémol majeur, andantino à 3/4; le deuxième lied, par contre, est en ut majeur, allegretto à 2/4 ('*). Aucune de ces modifications n’a d’autre portée certaine que la variété d'expression indispensable dans une pièce de quelque longueur.
Le choix des poésies mises en musique par Beethoven fournit tout au moins des indications sur les nuances du sentiment amoureux dont l’expression l’a intéressé. La joie d’amour ne s’y ren-