‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 262 sur 356 · Tbid · texte numérisé non relu

Tbid

sion : Crucifixus, etc. (**). Quelques mesures à peine en ut majeur, allegro à 4/4 annoncent : Et resurrexit tertia die secundum scripturas, puis un allegro molto en fa majeur à 2/2, où la déclamation exactement notée s'allie au style canonique, proclame

Et ascendit in cœælum sur une gamme ascendante (*°*). Un peu plus loin, l’annonce par le chœur que le Christ redescendra un jour sur terre est accompagnée à l’orchestre par une gamme descendante (°°°). L/emploi de ces procédés naiïvement descriptifs remonte fort loin; J.-S. Bach lui-même, qui en usa fréquemment, ne les avait pas imaginés. Peut-être Beethoven les a-t-il employés ici pour se rapprocher des auteurs anciens, dans un passage où le contrepoint et la déclamation expressive se combinent. Le développement se termine par l’affirmation énergiquement répétée que le règne du Christ n'aura pas de fin : non, non, non. Un bref allegro ma non troppo en fa majeur à 4/4 fait reparaître, avec des modifications, le début du Credo, pour exprimer la croyance au Saint-Esprit, à l'Eglise catholique, au baptême, à la rémission des péchés et à la résurrection; tout ce passage est accompagné de la répétition de credo, credo, scandée par des voix du chœur ('°*). Enfin, sur Et vitam venturi saeculi, c’est un vaste développement fugué en si bémol à 3/2, d’abord allegretio ma non troppo (***), puis allegro con moto (°°) et qui se termine par un grave (°°) où les traits en gamme ascendante jouent un grand rôle et dont les sonorités sans cesse diminuées semblent finalement s’évanouir dans l’espace (55). Le Sanctus débute par un adagio fugué en ré majeur à 2/4 (*) pour les solistes, où la toute-puissance du Seigneur est exprimée par de lointains grondements de tonnerre que reproduit un trémolo de contrebasses, violoncelles et altos et un roulement de timbale (!%°), Vient ensuite, allegro pesante à 4/4, Pleni sunt cæli et terra, toujours fugué et toujours pour les solistes ("*), puis, presto à 3/4, encore fugué et pour les solistes, Osanna in excelsis F2); Puis un preludium en sol majeur à 3/4, sostenuto ma non troppo (*%®), pour contrebasse, violoncelles et altos divisés, basson et flûtes, amène le Benedictus en sol majeur à 12/8, andante molto can-

ST. L014., 116, 152. Ibid. Y2T- 153. Lbid.; 125, 154. Tbid., 131.

Page 1