‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 263 sur 356 · Zbid · texte numérisé non relu

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Nid

tabile e non troppo mosso (**) : Un violon solo accompagné par deux flñtes se dégage de la masse de l’orchestre, tandis que les solistes d’abord, puis le chœur chantent en imitations. Une modulation en ut majeur vient éclairer le développement (***) que le chœur termine par un Osanna fugué (°°).

L'Agnus Dei commence adagio en si mineur à 4/4 lon 8 07 basse solo chante le début de la prière, auquel, de temps en temps, le chœur masculin fait écho. Les autres voix solistes continuent, le chœur faisant écho, puis le chœur répète seul le début et amène un allegro vivace à 6/8 où il répète avec insistance : Dona nobis pacem. C’est au début de ce passage que Beethoven a écrit sur la partition : « Demande de paix intérieure et extérieure » (1%). La supplication se fait plus véhémente, les solistes se joignent au chœur. Soudain, sur une modulation en si bémol, allegro assai à 4/4, une timbale bat un rythme de marche militaire (!‘*). Une fanfare de trompettes y ajoute, d’abord pianissimo, puis plus fort, comme si elle s’approchaït, sa mélodie scandée. L’alto solo, puis le ténor répètent l’appel à la pitié du Seigneur, en récitatif et timidement (timidamente — ängstlich, indique Beethoven) pendant que le quatuor et la timbale font entendre, d’abord piano, puis crescendo, un grondement menaçant qui atteint sa pleine force lorsque le chœur répète forte, comme épouvanté : Miserere nobis! (7°). Puis le 6/8 reparaît avec son mouvement, en fa majeur, et les solistes reprennent en imitation : Dona nobis pacem. Une modulation amène le ton de ré majeur (7), et le chœur et les solistes développent en canon Dona nobis pacem jusqu’à un presto 2/2 (°"?) qui, après une introduction orchestrale, module en si bémol pour permettre au chœur et au soprano solo de clamer : Agnus Dei, dona pacem (13). Le 6/8 fait sa réapparition avec un tonnerre lointain (!’*), puis, au bout de quelques mesures à peine, la tonalité de ré majeur s'établit définitivement pour la conclusion, où solistes et chœur répètent, tantôt piano, tantôt avec énergie : Dona nobis pacem. C’est à peine si, dans les intervalles, la timbale fait encore entendre son rythme de marche qui diminue et s'éteint peu à peu (15).

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