‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 93 sur 356 · ASE PEN COMTE "4 CS ) PEN · texte numérisé non relu

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Dans les Serapionsbrüder, Hofima en les mettant dans la bouche de deux interlocuteurs, les opinions qu’il avait exprimées dans son article sur la Musique d’éghise ancienne et moderne et dans son compte-rendu de la Messe en ut majeur. Cyprien est donc, autant que Théodore, une personnification de l’auteur, et leur discussion fictive est destinée à montrer que, si l'un a raison en soutenant que le vrai style religieux est perdu, l’autre n’a pas tort en affirmant que la Messe de Beethoven est une grande œuvre religieuse, digne de celles du passé. L’intéressant pour nous est la caractéristique de la Messe par Théodore. Contrairement à la défnition qu’il donne du style religieux de Haydn, qui « parle de ce qu'il y a de plus sacré et de plus sublime en sonorités magnifiques », il trouve dans la Messe en ut l'expression d’une foi naïve et pure, qu’on s'étonne de ne pas le voir qualifier de « romantique ». Mais Hoffmann n’a pas reproduit dans les Serapionsbrüder son étude détaillée de la Messe. I1 faut aller la chercher parmi ses articles de la Gazette musicale.

Dans le Kyrie, il remarque d’abord le début, où les chanteurs attaquent sans ritournelle une plainte « dont l’aimable thème est tout à fait la prière d'un enfant convaincu qu’il va trouver grâce et être entendu » (°*).

11 signale que la partie de violon de ce morceau est traitée selon la manière particulière à Haydn, comme d’ailleurs, ajoutet-il, dans presque toute l’œuvre. Il indique les imitations et les modulations, mais qualifie de peu recommandable la modulation dure de mi majeur en ut majeur qui ramène, pour finir, le motif du début (°°).

Dans le Gloria, Hoffmann loue particulièrement, comme d’une beauté émouvante, le passage où, après la flambée enthousiaste du début, voix et instruments se taisent soudain pour faire place aux seuls premiers violons et violoncelles qui, à l’intervalle d’une octave, exécutent un trait descendant pour amener Et in terra pax (f°). Il indique que

«le Suspice, ainsi que l’imitation qui le suit et où les quatre voix se meuvent dans le Miserere, sont composés de façon vraiment convenable pour l’église (61), »

I] signale l’emploi du style fugué dans le Cum sancto spiritu, et rappelle à ce propos une opinion qu’il a déjà exprimée avant de commencer l’analyse de la Messe : il lui importe peu que la

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