‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 94 sur 356 · HWG, XV · texte numérisé non relu

HWG, XV

59. Tbid., 119. — Beethovens Werke, série 10, n° 204, p. 7, mesures 8-11. 60. Tbid., 110. — PBeethovens Werke, œuvre citée, P. 14, mesures 1-4. 61. Ibid., 121-122.

FO cn CA een fugue ne soit pas très régulière et ee x di canons le tiques : il faut excuser le génie des entorses qu’il peut donner aux règles conventionnelles, en raison des beautés originales qu’il prodigue dans ses productions ‘?).

Hoffmann caractérise ensuite brièvement les divers épisodes, très variés, du Credo. Puis il relève l'originalité du Sanctus, qui d' habitude vise à produire une impression grandiose et pathétique et auquel Beethoven a donné, au contraire, un caractère doux et émouvant. Il signale la Vaiéte des CHEtS divers (équivoque enharmonique, modulation, timbale seule accompagnant les voix) mis en œuvre par Beethoven pour émouvoir ses auditeurs. Poursuivant l’examen de détail, il regrette que l’Hosanna in excelsis fugué ne soit pas développé en une fugue véritable, car le thème choisi par Beethoven s’y prêterait admirablement. Commentant ensuite le Benedictus, il en juge l’expression « indiciblement émouvante ». [/Âme, dit-il, se sent enveloppée par « le pressentiment de la bénédiction infinie qui est répandue sur celui qui vient au nom du Seigneur ».

LA gnus Dei exprime une mélancolie qui « se dissout en félicité supra-terrestre » (**). Hoffmann cite les premières mesures, dont la structure et l’instrumentation originales déterminent le caractère de tout le morceau. Le Dona pacem, vigoureux et vif, est déclaré digne du maître, avec la réserve que, vers la fin, une phrase à découvert exécutée par les clarinettes, empruntée d’ailleurs à l’Agnus Dei, ressortit plutôt au style de l’opéra et lui a, en tout cas, rappelé nettement un passage du Mariage secret (°4).

Hoffmann insiste ensuite sur la difficulté d’exécution de la Messe, qui est d’ailleurs moindre que celle des autres compositions instrumentales de Beethoven et pour laquelle il suffit que chanteurs et instrumentistes soient accoutumés à exécuter des œuvres religieuses de Haydn. Il recommande de ne pas presser les mouvements et d'observer les nuances indiquées par l’auteur. Ainsi cette « œuvre géniale » sera dignement exécutée, et elle pourra « élever et émouvoir » non seulement le connaisseur, mais encore celui qui est incapable de pénétrer l’essence particulière de la composition (°°).

La critique de la Messe en ut majeur est plus uniquement technique que celle des autres œuvres de Beethoven analysées par Hoffmann. Il indique cependant à plusieurs reprises ce qu’il considère comme sa caractéristique principale : il y voit l’ex-

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