VIII. — La lyrique chrétienne de Manzoni. — Ses hymnes ont
un accent moderne. — La Résurrection. — Noël.
— Le Nom de Marie. — La Pentecôte. — Influence de Chateaubriand sur lui. — Caractère religieux de l'ode sur la mort de Napoléon {le Cinq Mai) 113
Pages.
IX. — Les deux drames de Manzoni : Cafmagnoîa, AdclcJii. — De l'originalité de ce théâtre affranchi de la pompe du style et de la règle des deux unités, et fondé, non sur la peinture des passions de l'amour, mais sur la recherche de la vérité historique unie au souci du relèvement. — Les chœurs, véritables odes guerrières. — Ebauche de Spartacus. — Critique du drame historique. — Anachronismes flagrants. — Le poète finit par reconnaître que sa distinction entre les personnages historiques et les personnages idéaux est illusoire. — Condamnation d'un genre qu'il avait d'abord embrassé avec enthousiasme 133
v^m X. — Les Fiances : but de l'auteur. — Application de sa méthode au roman. — Sous les faits, il cherche à saisir les mœurs, les sentiments, les opinions, les préjugés des acteurs (La conversion de VInnominato, épisode de la Religieuse de Monza, Peste de Milan). Inconvénient du mélange de l'histoire et de la fiction. — Bien que son roman soit une œuvre supérieure, l'auteur en vient à considérer le roman historique comme un genre faux, comme une forme de l'art tout-à-fait provisoire, et vouée à une prochaine disparition , 159
— XI. — Portée morale des Fiancés. — Le roman renferme des leçons de charité et de résignation. — Mais cette résignation n'est pas de la désespérance. — Travail que s'impose l'auteur pour faire parler à ses personnages le pur toscan, pour rendre son œuvre accessible à tous, véritablement populaire. — Minutieuse révision du texte : l'édition de 1825 (traces nombreuses de dialecte milanais) et celle de 1840 (idiome florentin). — Les variantes ne sont pas seulement grammaticales . 175
Conclusion 183