‹ Le romantisme des classiquesChapitre 29 sur 63 · ASAPH · texte numérisé non relu

ASAPH

Mardochée est le nom que je viens de vous lire.

ASSUÉRUS

Et son pays?

Seigneur, puisqu'il faut vous le dire, C'est un de ces captifs à périr destinés, Des rives du Jourdain sur l'Euphrate amenés.

1. Quelques-uns ont critiqué cette périphrase. Elle est c^ pendant fort bien placée dans la bouche d'un Persan, adorateai du Soleil, et parlant à son Souverain devant lequel il s'efface : car il dit Vous et non pas nous.

ESTHEE 181

Assuéaus.

Il est donc Juif 1 Ciel, sur le point que la vie

Par mes proprets sujets m'allait être ravie.

Un Juif rend par ses soins leurs efforts impuissants!

Un Juif m'a préservé du glaive des Persans I

Mais puisqu'il m'a sauvé, quel quMl soit, il n'importe.

Holà, quelqu'un 1

HTDASPB, entrant.

Seigneur ?

ASSUÉRUS

Regarde à cette porte; Vois s'il s'offre à tes yeux quelque grand de ma Cour.

HTDASPB.

Aman à votre porte a devancé le Jour.

ASSuéaus.

Qu'il entre. Ses avis m'éclaireront peut-être.

 Aman qui entre.

Approche, heureux appui du trône de ton maître, Ame de mes conseils, et qui seul tant de fois Du sceptre dans ma main as soulagé le poids.

Un reproche secret embarrasse mon âme.

Je sais combien est pur le zèle qui t'enflamme : Le mensonge jamais n'entra dans tes discours. Et mon intérêt seul est le but où tu cours.

Dis-moi donc : que doit faire un prince magnanime Qui veut combler d'honneurs un sujet qu'il estime 1 Par quel gage éclatant, et digne d'un grand roi, Puis-je récompenser le mérite et la foi?

Mesure tes conseils sar ma vaste puissance, ïs'e donne point de borne à ma reconnaissance.

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