‹ Le romantisme des classiquesChapitre 59 sur 63 · En latin, ionipeda · texte numérisé non relu

En latin, ionipeda

Digit

Il se tourne trois fois vers la cité fuyante,

Détestant, coléré, sa luxure méchante,

Sa fraude et trahison; jurant ciel, terre et mer

Être innocent du mal dont on le vient blasmer.

Il vous nomme souvent, priant les Dieux célestes

Que les torts qu'on lui fait deviennent manifestes,

Et que la vérité vous soit connue, afin

Que vous donniez le blasme au coupable à la un,

Quand voici que la mer soudainement enftôe,

Sans se voir d'aucun vent femme autrefois soufflée,

liais calme, et somraeill-use, et sans qu'un seul flot d'eau

Se pourmenant mutin lui fit rider la peau.

Se hausse jusqu'au ciel, se dresse montagneuse.

Tirant toujours plus grosse à ii rive aréneuse.

Jamais le froid Borée armé contre le Nord,

Et le Nord contre lui, ne renflèrent si fort.

Bien quïls la troublent toute, et que, de la grand rage

Qu'ils la vont boursouflant, tremble tout le rivage,

Qu2 Leucate en gémisse, et que les rocs émeus

Blanchissent, tem pestes d'orages écumeux.

Cette grand charge d'eau seulement n'i pouvante

Les vaisseaux mariniers, mais la terre pesante ;

Elle s'en vient roulant à grands bonds vers le bord

Qui frémit de frayeur d'un si vagneux abord.

Nous restons éperdus, redoutant la venue

Et la moite fureur de cette ondeuse nue,

Quand nous voyons paroltre, ainsi qu'un grand rocher

Qui se Ta sourcilleux dans les astres cacher,

La tête avec le col d'un monstre si horrible

Que pour sa seule horreur il serait incrédible.

II nagea grand secousse, et la vague qu'il fend,

Bouillonnant dan< le ciel, comme foudre descend :

L'eau se creuse au-dessous en une large fosse,

Et de flots recordés tout alentour se bosse.

Elle bout, elle écume, et suit en mugissant

Ce monstre qui se va sar le bord élançant.

Digit

THÉSÉB.

Quelle figure afait ce monstre si énorme t

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