‹ Le romantisme et la mode d'après des documents inéditsChapitre 18 sur 95 · Paris de 1800 à 1900, II, p · texte numérisé non relu

Paris de 1800 à 1900, II, p

o\ LE ROMANTISME ET L.V MODE

Uicn encore qui sente son moyen-àge. à ce qu'il paraît r comme de laisser traîuer derrière soi

Les ionjjTs plis niuramiaiils d'une jupe ondulcuse '.

Quelques robes eurent des appendices et des prolongements redoutables.

0 La vogue de la mode nouvelle nest pas près d'être épuisée, » écrit notre « ironiste parisien » dans son Journal, à la date du ."> mai i83j. « Le nombre des jupes longues croît sans cesse, et leur longueur aussi. Les traînes sont maintenant si démesurées, qu'on les porte sur le bras et que même ainsi relevées elles retombent jusqu'à terre. .M""^ P*** laisse flotter la sienne liors de sa voiture, du côté opposé à celui où elle est assise, et cela forme encore un beau panache. Pourquoi naurait-elle pas un petit page derrière elle pom- porter cet appendice majestueux? Il faudra le lui conseiller. Ce serait bien plus couleur locale, comme on dit maintenant. »

On peut encore mieux donner à la toilette un air gothicjue avec une aumônière ou des étoffes à crevés. On vit des aumônières pendre quelquefois « disgracieusement » de la ceinture des dames, à ce que dit notre (( flâneur parisien » avec une sévérité évidemment excessive : et (|uclques élégantes eurent des crevés à leurs manches.

Un Jeune-France qui mettait volontiers au service du prolétariat, comme nous dirions aujourd'hui, une observation pénétrante et une humeur incisive, proposait ce sujet à un dessinateur de ses amis, i' A l'arrière-plan. une jeune femme, avec une toilette à la mode, se hâte comme si elle avait honte et qu'elle voulût mettre le plus de dis-

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