CHAPITRE Jl
La Toilette Masculine
■n Votre M. Vicl<ir lluofo est un bien grand liominc », disait aux environs tic iSIVi un tailleur à un de ses clients, admirateur lanalique du poète ; « il nn'a encore fait vendre celte dernière quinzaine cinq redingotes et huit pantalons. Mais, voyez-vous, je lui préférerai toujours personnellement M. Alexandre Dumas. Ah ! celui-là, c'est bien le plus grand génie dont s'honore la jeune école, comme vous dites avec ces messieurs du Cercle^ »>. Combien Alexandre Dumas avait-il fait vendre de pantalons et de redingotes à l'artisan subtil dont le désintéressement en fait de littérature était si notoire, et qui établissait ses jugements sur des considérants si imprévus? Nous l'ignorerons à tout jamais ; et c'est dommage. Mais que le nombre en ait été considérable, la ferveur de son enthousiasme nous en est un sur garant.
A tout prendre d'ailleurs, ce n'était pas si mal juger. De quoi était donc avide la génération d'alors, sinon de pittoresque, de couleur locale, de moyen âge ? Et n'est-ce pas précisément de toutes ces choses que les œuvres dramatiques de Dumas et de Hugo sont remplies!* Mais Henri III et sa cour est de 1839 ; et s'il est vrai qu'/Z^r/za/?/ ait pré-