Henri Bouchot, Le Luxe français, pp. (18, 7a
L AMEUBLEMENT ET L AUCHITECTL HE qCf
Devant le luoimlio objet dont l'archaïsme est authentique, c'est tout un amusant manège d'afTétcries, d'enthousiasmes (Ichordanls. de pâmoisons babilluides. (( Dire que ce dé a cltau.ssr le doigt de la dauphine Marie Josèpiie ! -> s'écrie une minaudière. fort joyeuse de trouver le dé trop large pour ses doigts en fuseaux » ; et k la femme d'un colonel des gariles lit ses Heures (hins un manuscrit aux armes de Diane de Poitiers ^ »
Qu'il y ait du snol)isme en l'affaire, beaucoup de snobisme, c'est par irop évident : mais ce qui ne l'est pas moins aussi, et ce qu"(jn ne mettra jamais en assez vive lumière, c'est la force énorme de propagation que ce snobisme a reçu de l'école de 1800. Des succès dramatiques retentissants, surtout la vogue prodigieuse de A^o/re-D«/ne deParis-, assurent aux choses du moyen âge la faveur universelle ; c'est plus que de l'engouement, c'est une manie, une fiueur, et qui se prolonge. — par la raison bien simple qu'un mobilier se renouvelle moins aisément qu'une toilette ou un costume. La toque à créneaux, les manches à gigot disparaissent ; disparaissent aussi les pourpoints, les capes à lespagnole, les feutres à la Rubens : pour une bonne partie l'ameublement reste gothique.
Comme toujours, ce sont les artistes et les hommes de lettres, — c'est à-dire les romantiques. — qui donnent le ton. Il N a du gothique dans le mobilier de Victor Hugo : lisez la Venle du mobilier de Victor Hugo dans VHisloire du