I. Cil. Siniond, Paris de 1800 à 1900, II, p
l6 LE IIOM.WTISME ET LA MODE
puisque la chose iatéresse « la pauvre exilée de Reims », il y a porlé attention. Oui vraiment, on voit « des manches à crevés ». peut-être pas en très «^rand nombre, mais on en Aoil. Quelques robes aussi ont de grands ramages, u M""^' G*** et P*** portent une aumônière. » Bref, on dirait que toute l'ambition des jeunes femmes d'aujourd'hui est de rappeler c( l'accoutrement de leurs aïeules féodales » ^. Et ces toilettes sont en général a seyantes )i . Il n'est pas douteux en tout cas qu'elles n'aillent à ravir à la chère petite nièce, etc.
C'est justement la question qui vous vient involontairement à l'esprit, quand on étudie les façons de s'habiller de cette période : tous ces a altiffements (sic) moyen âge - » étaient-ils aussi « seyants » que les intéressés voulaient bien le prétendre!* et comment s'en accommodait lesthétique féminine ■* Question délicate, éminemment personnelle d'ailleurs, éternellement susceptible au surplus — comme toutes les questions de mode — des réponses les plus contradictoires, mais à laquelle on peut s arrêter un instant.
Tout d'abord, n'insistons pas trop sur les bals costumés, — quand il s'agit de toilettes courantes, un bal costumé n'étant jamais qu'une exception. Ici comme partout, tant vaut la femme, tant vaut la toilette qui l'habille. M"^ de G*** est u tout à fait charmante en dame de la cour de Marie de Bourgogne », tandis que « sa robe à l'Isabeau de Bavière fait paraître M°" (r*** encore plus commune et plus vulgaire que d'habitude ' ». — Au bal des Tuileries
1. En i83o, «on renouvela « les petits bords Henri II à plume tourmentée », et les dames rafTolèrent des cols et guimpes à la Médicis. » Challamel, Histoire de la mode, p. 171.