‹ Le romantisme et la modeChapitre 40 sur 99 · COSTUMES MASCULINS · texte numérisé non relu

COSTUMES MASCULINS

très ouvert et en pointe, pantalon semi-collant s'airètant au-des.su.s de la clieville, cheveux relevés et l)aibc pointue à la Henri HI ». C'est une mise correcte, sans trop de farouches nouveautés.

La tenue de Ferdinand de C***, dans Daniel Jovard, es* moins simple. « Un habit de coupe singulière, hardiment débraillé et doublé de velours, laissait voir un gilet d'une couleur écarlate et taillé en manière de pourpoint ; un pantalon noir collant dessinait exactement ses hanches; une chaîne d'or, pareille ù un ordre de chevalerie, chatoyait sur sa poitrine ; sa tète sortait immédiatement de sa cravate de satin, sans le liseré blanc, de rigueur à cette époque ».

C'est le schéma, pouvait-on dire, du costume romantique, à quelques détails près'.

L'essentiel, semble-t-il, est que le frac soit évasé et à larges revers. C'est la toilette des peintres ; Devéria et Delacroix ne s'habillent jamais autrement. « >e pouvant porter tout à fait le costume de son talent, Eugène Devéria essayait de modifier raffreux liabit moderne. Ses fracs évasés, rejetés sur les épaules, faisaient miroiter de larges revers de velovirs, et dégageaient la poitrine bombée par des gilets en forme de pourpoint-. » C'est aussi la toilette de la plupart des Jeune-France et des dandys. La mode l'a définitivement adoptée, et qu'il soit signé Léger, Baron, Pied, Staub, — le grand Staub immortalisé, comme on sait, par Balzac, — Martin ou Compaing, un liabit au goût du jour se reconnaît aussitôt à cette marque caractéristique. Compaing, qui codifie volontiers les préceptes essentiels de son ait, l'a déclaré nettement : (( Un costume

1. Cf. liaudolaire, Cnriosités esthétiques. Salon do i8'|G, p. 19.") ; cl Musset, Confession d'un enfant du siècle, première partie, chap. 11.

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