I. Les Français peints par eux mêmes, III. p. a2(j
lO'l LE ROM.VMISMi: ET LA MODE
signalée. Fœdora, dans la Peau de eharjrm [Œuwre.s complètes, \\. ]). (j-i), a un boudoir gothique ; (lanalis, natuielleincnt, « vend ses toiles pour avoir des armures, des meubles de la renaissance » {Modeste Mignon, I, p. ôq^); Joseph Bridau (la Bahouilleuse, AI, p. i23) a dans son atelier un superbe bahut : el il est longuement question, dans le même roman (p. i85), du mobilier gothique des Rouget ^ .
Ln jeune ménage s'installe-l-il, il aurait presque honte d'accepter quelques-uns de ces meubles d'une robuste et solide élégance, qui firent l'orgueil de plusieurs générations : mais quel bonheur si l'une des deux familles possède quelque part, dans un vieux château, le moindre bahut à peu près hors d'usage et dont l'unique mérite est d'avoir trois ou quatre siècles d'existence ! Avec quelle sollicitude on l'extrait ! Quels soins à épousscter sa poussière vénérable 1 Et comme on sera fier de le faire admirer aux petites amies, dont les mines dépitées et envieuses doubleront encore le plaisir des propriétaires !
(I... Cette petite R*** n'est qu'une sotte. N'a-t-elle pas offert un semblant de soirée en l'honneur de deux vieux coffres c[u'elle a tirés de je ne sais quel tîiudis où ils auraient si bien pu continuer de moisir tout à leur aise ? J'ai eu beau m'écarquiller les yeux, il m'a été impossible de découvrir le moindre intérêt dans ces ])etites horreurs. Mais il fallait entendre les gloussements de quelques vieilles douairières édentées, que les R*** ont certainement obligées de leur bourse ! « Mais c'est exquis, ma mignonne !... Mais c'est délicieux !... \h ! quels artistes que les ouvriers de ce temps là !... Quelle pureté de lignes ! quelle finesse !...
I. Presque pas de roman, entre i8i?(i et iSV», où ne soient rappelés ces habitudes et ces goûts, tantôt pour les approuver, tantiM pour en souiire, et à la lettre on pourrait l'aire un volume de ces citations.