Cliampflciiry, Les Vignettes romantiques, p. iio
sombris de verrières, dallés en rosace de cathédrale ^ ». El s'il faut en croire Cliampileury — qui ne partage pas l'engouement de ses contemporains — tout est au gothique dans les maisons, d de la mansarde à la loge du portier».
On s'habitue à ne voir autour de soi, à ne toucher, à ne sentir que du gothique -. C'est par exemple une course ardente après les vieilles tapisseries, les vieilles chasubles et tous les anciens ornements d'église. Une maîtresse de maison qui réussit à en décorer les murs de son appartement ou les dossiers de ses fauteuils est sûre de susciter de bonnes et solides jalousies qui ne désarmeront pas de si tôt. « La petite C*** ne se possède pas de joie. Elle se dilate (il est A'rai f[u'elle en a un furieux besoin et qu'un peu plus de gonflement ici ou là ne lui messiérait nullement), elle se pavane, elle est d'un ridicule achevé, ce qui ne la change guère après tout. On prétend qu'elle n'est pas sortie de toute la semaine pour ne point manquer de visites el avec les visites l'occasion de faire admirer je ne sais plus quels chifl'ons crasseux qui lui viennent de je ne sais plus quelle église si vieille qu'elle n'a peut-être jamais existé. Elle y est toujours plantée devant, elle n'en bouge ni jour ni nuit, elle s'y sèche, elle y perdra le peu qui lui reste autour de ses maigres os -'... »
Chose surprenante au premier abord, les lionnes ellesmêmes n'échappenl pas à l'engouement général.
« L'appartement de Madame Dureynel mérite les honneurs d'une description. Il se compose de quatre pièces
1. Henri Bouchot, Le Luxe français, chap. vin. Maisons de tenue recherchée.
2. Cotlo manie d'imitation des choses du moyen âge n'est-elie pas allée jusqu'au désir de faire revivre les tournois ? C'était au moins l'idée de Roger de Beauvoir, d'après Maxime Du Camp, Soui'<mirs liltérnires, 1, p. iSg. Cf. plus bas la note de la page i3o,
3 ^i„>c ^... :, Yi^. p»*', juin i836.