I. Henri Bouchot, Le Luxe français, p. ioQ
« Vous ne vous figurez pas les trésors qu'il y a encore dans les gentilhommières de province. Mais il faut savoir les découvrir, et quand on les a découverts, eh ! eh ! il faut y mettre le prix. -> Le flair des P*** ! Le bon goût des P*** ! Vous éliez-vous jamais douté de cela .5...
« Ils méritaient une leçon, ils viennent de la recevoir...
« La semaine dernière, ils réussissent à avoir M™" de F***. On lui avait assuré qu'elle sei-ait seule et elle tombe dans une cohue. La petite P*** minaude aussitôt : « Madame la baronne voudrait-elle me donner son avis sur un dressoir qui vient de m'arriver ? Nous Tavons déniché au château de... Bon ! Voilà que le nom m'échappe : mais mon mari vous le dira. Je serais si heureuse d'avoir l'approbation de votre goût. »
u On fend la foule, on va au dressoir. M'"* de F*** l'examine. <( Parfaitement, Madame, c'est du bon Riballier. J'en ai offert un tout pareil, le mois dernier, à mon intendant qui mariait sa fille, et si vous l'avez payé plus de trois cents écus, vous l'avez payé trop cher ^. »
On cite en effet des industriels qui. de concert avec des antiquaires, gagnent d'assez jolies fortunes à faire de ce vieux-neuf, au vu et au su de tout le monde ; et de naïves bourgeoises se pavanent, avec des rengorgements de vanité satisfaite, parmi des meubles tordus, disloqués, boiteux, percés de trous comme des écumoires. extraits, leur a-ton affirmé, de quelque vieux château ou de ([uelquc ancienne abbaye, et qui viennent on droite ligne des ateliers de M. \*** ou de M. Z***. commerçants notables, qui paient patente, pour les fabriquer, au gouAernement de Louis- Philippe.
Au milieu même de tout cet ailificicl. c'est d'ailleurs en