‹ Le romantisme et la modeChapitre 87 sur 99 · BOCAGE · texte numérisé non relu

BOCAGE

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Aussi les belles explosions dallégresse. quand on a naturellement le teint à la mode !

J'ai le cuir fauve et chaud el le teint basant' ; Le jour a sur ma peau des reflets de cuirasse. Tout en moi des maudits, tout annonce la race ; Ma naturelle allure est celle d'un damné.

Mes dents font retentir des grincements de fer. Mes yeux dardent l'elTroi. mes regards l'épouvante. Et ceux que ce spectacle eiVroyable tourmente Eu moi croient voir Satan échappé de l'enfer'.

Est-on né par bonheur «sous le ciel des Tropiques», et compte-ton parmi ses ancêtres des mulâtres ou tout au moins des métis : c'en est assez pour se croire investi d'une supériorité éclatante. — puisqu'on a ainsi naturellement le (( teint démoniaque», — et pour le proclamer avec une conviction na'ive — et des vers faux. — comme ce James \V*', qui, en juillet i834. faisait tenir à sa mère ce singulier hommage de reconnaissance fdiale :

Vous avez vu le jour dans les contrées brûlantes Où le ciel fait pleuvoir des déluges de feu ; Vos yeux ont des éclairs de flammes dévorantes; Leurs paupières jamais n'ont recouvert de bleu...

Et moi ton fils chéri, l'enfant de ta tendresse.

J'ai l'œil ]Hofond et noir, et le teint des démons.

O ma mère ! merci ! Reçois mon allégresse ;

Tu m'as créé plus beau que tous mes compagnons!...

Si on a au contraire le malheur, assez commun au surplus, d'être affligé de la plus bourgeoise des physionomies et davoir un teint c fleuri comme une matinée de printemps», d'ingénieux artifices vous donneront ce

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