‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 105 sur 394 · Journal : 16 novembre, 21, 22 et 27 décembre · texte numérisé non relu

Journal : 16 novembre, 21, 22 et 27 décembre

3. O. C., t. IV, Du procès. (21 décembre 1830), pp. 109 sq. Le texte recueilli dans l'édition des Œuvres complètes est sensiblement le même que celui du Correspondant ; la dernière phrase de l’article manque dans les Œuvres complètes ; la voici malgré son peu d'intérêt :

« Seulement, si les mesures timides du pouvoir ne réussissent pas à

Laffitte, bourgeois enrichi qui préside honteusement le nouveau gouvernement, tel est l'ennemi pour Montalembert qui l'attaque dans un cinquième article, d’ailleurs lénifié par la direction de la revue !.

… Rentrant de nos bivouacs, après cinq jours de fatigues, d’ennuis, d’inquiétudes, après avoir veillé avec une inébranlable confiance à la vie et à la fortune de tous, à la vôtre Monsieur Laffitte, faite sous la Restauration et grâce à elle, après tout cela nous lisons que pendant ces grandes journées le premier ministre de la monarchie bourgeoise s’est rendu, dans son carrosse, au Palais Bourbon et que là il a dit que nous Cardistes, nous partisans du gouvernement déchu, nous avons été les auteurs des troubles qui ont effrayé Paris et la France.

Montalembert relève le gant, déplorant qu'aucun député de l’extrême droite ne l’ait fait. I] fouaille, dans unesecondepartie, la bassesse du ministre, car le lendemain de l’arrêt des pairs, qui avaient évité de condamner à mort les ministres de Charles X, les étudiants et les polytechniciens ont été pris comme protecteurs contre l’émeute par la débilité gouvernementale. Cette carence du pouvoir, cet abaissement des chefs, écœure et indigne Montalembert :

accourez futurs Dandins, futurs Petits-Jeans, futurs Hippocrates de village. et vous valeureux vétérinaires d’Alfort.. hâtez-vous d’anéantir tous les débris d’aristocratie nobiliaire, financière, bourgeoise enfin... Pauvre France. avais-tu donc besoin pour dernière épreuve pour dernier affront d’endurer la tyrannie des écoliers ? !

Guizot, dans ses Mémoires ?, cite le texte de cette proclamation des étudiants affichée dans leur quartier. « Sans le

assurer la pleine et entière liberté de leurs délibérations, il nous semble qu'ils peuvent et doivent s'abstenir d’un jugement qui serait frappé d’une sanglante nullité ».

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