Lettre inédite, 4 septembre 1830. Archives de M. Weiss
nement de six mille francs fut versé le 13 octobre, et le surlendemain cinq signataires décidaient officiellement la publication d’un journal l’Avenir : Gerbet, de la Mennais, de Coux, Harel de Tancrel et Waille 1.
Annoncé le 20 août 1830 l'Avenir attire aussitôt Montalembert. « L’Avemir ce titre est sublime, je tâcherai d’y entrer »?, écrit-1l d'Irlande à son ami, «si l’on y veut de moi j'abandonne le Correspondant » 3. L’Avenir paraît le 16 octobre : Montalembert sollicite le 26 l'honneur d’être admis à la rédaction # et le 2 novembre reçoit de Lamennais réponse favorable. Le 5 il est chez celui-ci qui l’apprécie assez pour lui exposer dès l’abord ses vues, en toute confiance, et discuter avec lui sur la tendance républicaine, nécessaire selon le maître 5. Le lendemain nouvelles confidences de Lamennais. Le 12 Montalembert rencontre Lacordaire, qui deviendra son grand ami, Lacordaire révoqué de son aumônerie du collège Henri-IV par le duc de Brogjlie $.
1. À. N. F. 18 318 dossier Avenir pièce 18. Le 8 septembre 1830 l'acte (pièce 21) notarié de fondation de la société pour la publication du journal l’Avenir indique les seuls noms de Harel (un médecin), Waille (homme de lettres) et d’un M. Bastels, associés responsables et solidaires. Ce dernier se retira le 14 octobre (pièce 20). C’est que dans l’intervalle Gerbet et ses amis avaient fondu leur projet avec celui de Harel, Waille ayant probablement servi d’intermédiaire. La paternité du nom l’Avenir revient peut-être à ces derniers.
2. Lettres à un ami de collège, 3 septembre 1830, p.271, et Lecanuet, ALP;