Lacordaire, t. I, p
€ L'AVENIR » | IAI
les saint-simoniens et les philosophes, leurs principes politiques contre les démagogues, leurs sympathies nouvelles contre les défenseurs du passé, ils sentaient « comme un feu qui circulait dans (leurs) veines »!. Dans la suite, Gerbet parut moins. Montalembert n’oublia jamais ce qu’il lui devait et, au
moment de sa promotion à l’épiscopat, lui écrira :
Vos convictions si arrêtées sous leur forme suave et conciliante ont plus fait pour décider les miennes que toute l’éloquence et la fougue de M. de Lamennais ou du Père Lacordaire... Vous compariez alors les ennemis de la liberté à ce sinistre fantôme qui voulait empêcher Vasco de Gama de franchir le cap des Tempêtes et d'inaugurer une nouvelle phase de la civilisation chrétienne ?.
Lamennais ne quitte guère Juilly et n’écrit que les « articlesministre ». Rohrbacher produit peu (pour le journal). De Coux est spécialiste d'économie politique et sociale 3.
Le rôle de notre étudiant en droit et vigoureux garde national # est premièrement celui d’animateur, de correspondant, de propagandiste. Une manière de secrétaire général 5, si l’on veut, non seulement de rédaction (l'Avenir) mais encore de mouvement politico-religieux (l'Association ou Agence) : voilà Montalembert. Il écrit dix lettres par jour, ou vingt, quand il remplace Lacordaire, dirige à l’occasion deux ou trois secrétaires, rédige des colonnes de nouvelles $,
1. Ce sont les propres mots de Gerbet cités par Ladoue : Mgr . Gerbet, t. I, p. 206.