Journal : jeudi 23 décembre
4. Le 1°T janvier 1831, il écrit qu’il entame une correspondance avec vingt-deux départements (Journal). Par la suite cette action s’étendit aux diocèses dont voici la liste d’après le rapport publié dans l’Avenir : (compte rendu de l’activité semestrielle avril-octobre 1831) à l’article X des « statuts spéciaux de l'Agence Générale » : .….. Agen, Aire, Albi, Amiens, Angoulême, Arras, Auch, Bayonne, Bayeux, Beauvais, Bordeaux, Cahors, Cambrai, Carcassonne, Coutances, Évreux, La Rochelle, Montauban, Montpellier, Nîmes, Pamiers, Périgueux, Perpignan, Poitiers, Rodez, Rouen, Séez, Strasbourg, Tarbes, Toulouse, Viviers.
Le dernier numéro de l'Avenir indique une répartition assez différente : Aix, Avignon, Digne, Fréjus, Gap, Grenoble, Lyon, Marseille, Valence, sont ajoutés. — Sont supprimés : Amiens, Arras, Bayeux, Cambrai, Coutances! Rouen, Séez.
Montalembert de prendre des mesures propres à ramener les royalistes, l’on se félicite des approbations du nonce, de l’archevêque de Paris, de l’évêque de Rennes et de quelques autres personnalités 1.
La première offensive importante est en faveur de la liberté d'enseignement. Lacordaire la commande, qui vient de consacrer à cet objet plusieurs articles de l’Avenir ?. Montalembert combat à ses côtés, mais lui attribuera toujours la gloire d’avoir posé la question de cette liberté %. Éclatante et imprévue avait été la victoire remportée le 31 janvier 1831 ‘devant les assises 4. Aïnsi encouragé, «on résolut, écrit Montalembert 5, de concentrer le principal effort de la lutte sur la question de la liberté d'enseignement » en s’appuyant sur le dernier article de la Charte, en vertu duquel elle était promise dans le plus court délai possible. Pourquoi le choix de ce terrain de lutte ? Pour des raisons psychologiques, les unes subjectives, les autres tactiques. Lacordaire gardait de son éducation au collège de Dijon, de la perte de sa foi à l’Université, de ses difficultés comme aumônier de Henri-IV,un ressentiment, une volonté de révolution tenaces. Montalembert, nous ‘l'avons vu, n’avait pas peu souffert de l’athéisme qui régnait au quartier latin. L’un et l’autre, par cette fréquentation des ‘milieux libéraux, savaient l’hostilité de certains hommes de gauche contre le monopole universitaire. Lamennais, fanatique et lucide promoteur de la séparation, voyait dans l’affaire la fissure où ficher son coin. La passion libérale, la soif d'indépendance qui altéraient ses lieutenants à l'Avenir, leur jeunesse, impatiente des atermoiements du gouvernement, tout les poussait à attaquer l’édifice impérial.
L'Université n’autorisait certaines institutions secondaires (le problème de Lean een primaire étant ici hors de cause) extérieures à elle qu’au prix d’une taxe pour chaque élève. Le procédé irritait.