Ibidem : 16 janvier 1832, p
4. Lettre inédite de Montalembert à Guerrier de Dumast : 4 janvier 1833. — Archives de la famille de Dumast, à Nancy.
5. Lettres. à La Mennais : 5 mars et 4 avril 1834. Édition Goyau et P. de Lallemand, pp. 190 et 194. La loi interdisait toute association même de moins de virgt membres et l’on pouvait redouter ses conséquences pour les congrégations religieuses.
6. Covrespondance de Montalembert et de L. Cornudet. Lettre de Coraudet : 19 février 1832, p. 34.
7. « Tous ces MM. soutiennent qu’il faut guillotiner immédiatement les prêtres, les nobles et les journalistes. O liberté »! Lettre à Cornudet : 16 mars 1831. Correspondance de Montalembert et de L. Cornudet, p. 3.
8. Ordonnance du 7 juin 1832, après la mort de Périer. — Lettre de Cornudet : 7 juillet 1832. Correspondance de Montalembert et de L. Cornudet, P. 59.
lembert à Cornudet, le 10 mars 1834, ce que la Garde Nationale est pour Louis-Philippe et c’est beaucoup dire... A propos, je serais curieux de voir ton honnête enthousiasme à l’occasion des assommades et de la charitable loi des associations si propice, entr'autres résultats, à l’avenir religieux de la France :.
Le pouvoir est « tombé au dernier degré d’avilissement », la société parisienne est « pourrie jusqu’à la moelle des os », et tous les hommes purs sont en guerre contre l’état actuel des choses en France, sauf Lamartine qui s'efforce vainement de concilier la générosité avec les « saletés sanguinaires » de Thiers et consorts ?. Le procès des insurgés d’avril est jeté comme une pâture à la Chambre des pairs, et tel attentat contre le roi est d’un agent provocateur 5.
A. de la Ferronnays a ouï dire que Montalembert a prêté serment comme pair de France à ce monarque indigne qui signe « la suspension arbitraire de toutes les libertés, de tous les droits populaires » 4.
Cela n’est nullement vrai, lui répond Montalembert 5. Les arrêts de la Cour royale et de la Cour des pairs qui m'ont reconnu en possession de la pairie n’ont pas parlé du serment : ceux qui ont voulu me le faire prêter avant mon procès ont eu le dessous ; et je n’y serai astreint que dans trois ans. D'ici là il faut espérer que la France aura écrasé l’infâme.
Un an après, des jugements analogues motivent l’inquiétude d'Albert. Montalembert le rassure — si l’on peut dire ! #en Ces LériNes.
La Chesnaie en Bretagne — 14 juillet 1833
rar Je vois que tu te fais un monstre de mes opinions politiques ; je ne suis pas du tout républicain dans le sens ordinaire du mot. Je crois seulement que l’Europe marche vers la république et que ce sera un progrès. Mais je désire que sa marche soit lente pour être sûre. Je suis l’antagoniste le plus acharné des soi-disant républicains d'aujourd’hui, hommes de sang et de boue. Je méprise
. Correspondance de Montalembert et de L. Cornudet, p. 127. . Tbidem, p. 148. Lettre de Montalembert : 20 mai 1834.
. Tbidem, p. 151. Lettre de Montalembert : 5 juin 1834.
. Lettre inédite du 19 juin 1832. A. L. R. — Dossier 407.
. Lettre inédite du 23 juin 1832. Même dossier.
Ur À © © H
€ L'AVENIR » IOI
et déteste le juste milieu, mais je désire qu’il dure, parce que la France n'est pas en état de supporter autre chose. Je voudrais bien que les légitimistes pussent triompher, puisque ce sont après tout les gens les plus probes et les plus religieux du pays ; mais ils sont de plus en plus aveugles. La Duchesse de Berry elle-même ne (veut pas) ouvrir les yeux : d’ailleurs ils n’ont aucune force matérielle dans le pays. Du reste, après avoir passé mon hyver au milieu des hommes les plus éminens des divers partis, je les quitte avec un profond dégoût pour la politique et la ferme résolution de ne m'en occuper que le moins possible et uniquement par devoir ou pour des causes vraiment saintes comme celle de la Pologne.
Raccourci excellent, que cette lettre, des idées et sentiments de Montalembert à l’époque. Plus au long il les livre à Lamennais, tous, haine du jacobinisme, sympathie pour les libéraux, mépris du gouvernement et des chefs d’États européens, dévouement à la Pologne.
Impitoyablement, Montalembert relève, dans cette correspondance avec son maître, les actes sectaires des jacobins : inéligibilité des prêtres aux Conseils généraux, défense d’un prêtre schismatique : par le National. Sans ménagement, il juge les leaders libéraux, les Garnier-Pagès, les Odilon Barrot ?. Il tient pour « admirable vérité » * les malédictions proférées par Lamennais contre le faux libéralisme en ces lignes : «... le grand obstacle à la régénération du monde est moins l’absolutisme, partout abhorré, que le faux libéralisme ; mais celui-ci décline chaque jour. Il en est à sa dernière phase. Toutefois, je crois pouvoir dire qu’il manque encore aux peuples quelque chose d’essentiel, une connaissance nette des vrais principes sociaux. L'ordre réel, le droit, n’est encore qu’un instinct qui lutte en tous sens contre une multitude prodigieuse de fausses idées » 4 Montalembert qualifie de « froidement despotiques et bêtement rétrogrades » les théories affichées dans la Tr:bune par de « prétendus républicains » °. Il souligne la malfaisance des libéraux allemands et suisses f.
. Lettres. à La Mennais, édition Goyau et P.de Lallemand, p. 40. . Ibidem, pp. 46 et 92.
. Ibidem, p. 64.
. Lettres de Lamennais à Montalembert, p. 80.
. Lettres. à La Mennais, édition Goyau et P.de Lallemand, p. 87. . Ibidem, pp. 118 et 124.