‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 154 sur 394 · Journal : 23 février · texte numérisé non relu

Journal : 23 février

vernement » !, En vérité, Montalembert est aveuglé par la haine ; la douleur l’emplit de fiel qu’il répand sur ses meilleurs amis en injustice et en mépris ?. Il n’attache aucune importance à ce que son ami lui révèle des assauts révolutionnaires lancés contre Louis-Philippe et de l’inconscience avec laquelle le jury acquitte les Raspail, les Blanqui, pour qui l’assassinat du roi se pose comme une simple question d’utilité 5. La loi de l'instruction primaire est la légalisation du parjure à laquelle le faux libéralisme prêtera la main. Les rapports se détendent-ils entre l’Église et l'État, ce « système de protection et de demi-faveur » adopté par l’ «infâme milieu est la dernière des insultes ». « Les évêques et les jésuites donnent à pleines voiles dans le panneau. Il ne manquait plus aux ignominies de l’Église de Dieu que d’être la protégée de Louis-Philippe » 4 La loi sur les associations est «infâme », « abominable », « effrontée », arme d’un « gouvernement de brutes » 5, au point que Montalembert souhaïte pour en finir une « catastrophe sanglante » 5. Pendant son retour d’Italie (juillet 1832), Montalembert, qui a jadis exprimé son dégoût des bourgeois et commis-voyageurs libéraux 7, perd de vue la gravité des insurrections parisiennes et s’indigne de la déclaration de l’état de siège, alors que tout Paris le réclamait #.

Il est certain que tu es pour moi, écrivait spirituellement Monta-

1. Correspondance de Montalembert et de L. Cornudet. Lettre de Cornudet : 7 décembre 1831, p. 21.

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