‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 159 sur 394 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

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À l'égard de Rome, Montalembert épouse l'attitude de Lamennais pendant quelques mois. La révolte gronde en lui.

Le premier septembre 1832, annonçant au comte Rzemowski la soumission officielle qui sera signée le 10, ilrestreint celleci de la sorte :

sans adopter aucune des opinions exprimées dans cet acte (l'Encyclique), le plus funeste des annales de l'Église, nous rentrons dans le silence... Nous avons le droit d’espérer que l’on ne verra pas toujours l'Épouse du Christ briser entre les mains de ses fils les armes qui lui assuraïent la victoire... 1.

Quelques semaines plus tard Montalembert écrit à un ami:

Nous n’avions rien à rétracter puisque le Saint-Père en nous envoyant l’Encyclique nous fit savoir par le cardinal Pacca que nos doctrines n'étaient pas encore examinées... Nous n’avons pu et dû voir dans l’Encyclique qu'une chose, c'est que le Pape place l’Église dans un camp, dans une position très différente de celle où nous désirions la placer. Et comme c’est lui (et non pas nous) qui est obligé de gouverner l’Église, nous nous sommes respectueusement soumis sans pour cela renoncer à aucune de nos opinions, à aucun de nos principes ?.

Nous attendons, dit-il à un autre, dans le silence et dans l’étude, le moment où Dieu vérifiera nos prédictions et où surtout la ruine de la puissance temporelle de Rome rendra au Pape son caractère d’évêque de l’Église catholique, et le purifiera de son odieuse complicité avec les tyrans et les diplomates qui étouffent l’Europe 5.

En fait de solitude et d’étude d’ailleurs, Montalembert reçoit et rend nombre de visites, dévore tout ce qui paraît avec

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