‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 158 sur 394 · À. L. R. — Dossier · texte numérisé non relu

À. L. R. — Dossier

4. Leitres de Montalembert à La Mennaïs, édition Goyau et P. de Lallemand, pp. 82, 92, 105.

€ L'AVENIR » 195 La politique contemporaine, Montalembert la juge avec le hautain parti pris de l’Avemir.

Nous voici avec le Maréchal Soult comme premier ministre, jugez comme la liberté va y gagner (6 octobre 1832). Pour ce qui regarde la religion je crois qu’il est facile de remarquer une nouvelle tendance dans la marche de l’infâme (juste) milieu, celle de la protection et de la faveur... Les évêques, comme de raison, donneront dans le panneau et l’Église de France descendra jusqu’au dernier degré de honte (2 janvier 1833). Avant tout point de changement ; c'est le cri de la France déshonorée et dégradée comme elle l’est par le faux libéralisme et les intérêts matériels... (6 février 1833) !.

En Belgique la formation d’une « association républicaine » au sein du parti catholique, contre les hommes du juste mileu, les Mérode, les Vilain XIV, réjouit Montalembert 2. L’Avenir n’avait-il pas raillé les Belges de courir après un prétendant au lieu de proclamer la république ? L'Espagne se déchire : Don Carlos la veut arracher à l’héritière de Ferdinand VII. « Ces races royales sont toutes pourries jusqu’à la moelle des os », tranche Montalembert ?.

Le czar et Metternich, des bourreaux. Quant à l'Allemagne, si particulièrement chère à Montalembert, elle vit un renouveau de catholicisme. La Prusse elle-même — avant d’incarcérer des évêques — institue un régime de tolérance, en Rhénanie du moins, exploitant habilement la maladresse du gouvernement français qui n’a pas su profiter de l'opposition primitive des catholiques aux Prussiens protestants #.

Injuste serait, au demeurant, de relever les seules critiques de Montalembert contre les chefs des États ou de l’Église. Ainsi il reconnaît la fermeté très digne de l’archevêque de Paris à l’endroit du gouvernement en telle ou telle circonstance 5. Mais cette note ne couvre pas la dominante.

r. Lettres. à La Mennais, édition Goyau et P. de Lallemand, p. 9, 35; 44:

Page 1